7ème journées minières et pétrolières du Mali (JMP)

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    Quand :
    21 novembre, 2017 @ 8:15 – 23 novembre, 2017 @ 6:45 Africa/Casablanca Fuseau horaire
    2017-11-21T08:15:00+00:00
    2017-11-23T18:45:00+00:00
    7ème journées minières et pétrolières du Mali (JMP)

    Organisateur: Ametrade en partenariat avec le ministère des Mines du Mali.

    Thème: « L’exploitation des ressources minérales intégrées  à l’économie comme facteur de développement durable ».


    Le potentiel minier du Mali

    Situé dans subsaharienne du continent, sur le carton ouest africain avec un climat semi-aride et une superficie de 1241308 km2, le Mali est un territoire de plaines et de plateaux. Le Mali géologique est un condensé de 60000 km2 de birimien, dont l’exploitation très ancienne a été éloquemment exprimée par le voyage, en 1324 à la Mecque, souverain mandingue, Kankou Moussa avec huit tonnes d’or.

     

    La vocation minière du pays est largement confirmée par le vaste inventaire géologique entrepris par les différentes républiques de 1960 à nos jours. En effet, le rôle prépondérant de l’ Etat Malien et celui de ses partenaires au développement dans le domaine de la recherche, ont permis de mettre en évidence la grande diversité et l’extraordinaire richesse du sous sol malien.

    En plus de l’or, dont l’impact n’est plus à démontrer, d’autres substances non moins importantes existent dans le pays. Parmi ces minéraux il ya :

     

      • 1Le Diamant dont l’existence est avérée dans une vingtaine de pipes kimberlitiques dans la zone minière de Keniéba, dans la région de Kayes ;
      • 2Le manganèse avec environ, 20 millions de tonnes de ressources prouvées auxquelles est associé à l’or ;
      • 3Le fer estimé à 1 milliard 360 million de tonnes dans les secteurs de Kita et Narena ;
      • 4Le plomb dans les secteurs de Tessalit et Tamanrasset avec 1 million 700 mille tonnes ;
      • 5Le cuivre, le gypse, le nickel, la platine dont les indices ont étés trouvés, respectivement à Nioro, Kadiolo et au Nord de Tessalit ;
      • 6Le calcaire à Bafoulabe et à Hombori totalisant environs 50 million de tonnes de ressources très appropriées pour la fabrication du ciment, de la chaux vive et des carreaux. Les réserves sont évaluées à plus de 122 million de tonnes réparties dans plusieurs zones. Les potentialités existent, mais les difficultés sont liées au développement des infrastructures et aux besoins du Mali dans le secteur du bâtiment et des travaux publics;
      • 7Le marbre au Nord de Bafoulabe avec 10 millions 600 mille tonnes ;
      • 8La bauxite à l’Est et au Sud-ouest avec un potentiel de plus de 1 milliard 200 millions de tonnes dont plus de 500 million de tonnes en pré-développement dans le cadre d’un partenariat entre CAMEC/MMH-SA à travers l’UNOMIN. Selon le département des Mines, « le seul qui a été suffisamment étudié, le gisement de Tamaguilelt, dispose de réserves d’environ 20 millions de tonnes. Il est exploité de façon semi-industrielle depuis 1986 et a produit en moyenne 15000 tonnes par ans. Ses activités ont étés interrompues pendant la rébellion et actuellement sont arrêtées depuis 1996 »;
      • 9Le phosphate, véritable engrais naturel pour l’agriculture, constitue une réserve prouvée de 20 million de tonnes à Tamaguilelt dans la préfecture de Bourem, région de Gao.Il existe d’autres collines non étudiées qui pourrait bien gonfler ces tonnages.
      • 10L’étain, le lithium, le kaolin, les grenats, les pierres ornementales, l’argile, les sables de verrerie dans le lac Faguibine et les bassins sédimentaires, favorables pour la recherche et l’exploitation des pétroles et gaz, viennent s’ajouter à cette liste non exhaustive. Ces ressources sont reparties sans exclusive entre les différentes régions du pays.

     

     

    Cependant, de toutes ces substances citées, seul l’or connait de nos jours une exploitation artisanale et industrielle intense, matérialisée par l’existence de nombreux placers et de mines industrielles. Les perspectives actuelles pour le développement d’une industrie minière basée sur l’exploitation de l’or sont très prometteuses. Le secteur des mines est l’un des moteurs de la stratégie actuelle de développement du Mali. De toutes évidences les ressources en or du Mali sont très loin d’être épuisées. En effet, outre les 8 mines industrielles en cours d’exploitation, il existe 23 permis en phase de recherche très avancée.

    Conformément aux orientations du programme gouvernemental, la politique minière s’articulera autour des principaux axes suivant : La poursuite et l’intensification des travaux de prospection et d’évaluation des indices, (notamment l’or) et leur mise en exploitation, la mobilisation des moyens matériels et financiers et leurs utilisation à travers des structures adaptées, l’élaboration d’un cadre législatif, réglementaire et institutionnel adéquat définissant, entre autres, le rôle de l’Etat, ses formes d’intervention, la place du secteur privé et ses relations avec l’Etat, le développement d’infrastructures de base adéquates (énergie et voies de transport).

     

    Source: Chambre des Mines du Mali