Les autorités sanitaires françaises, américaines et internationales suivent avec attention plusieurs cas de hantavirus détectés parmi des passagers du navire de croisière MV Hondius. Les autorités appellent toutefois à la prudence dans la communication afin d’éviter toute confusion avec une situation de pandémie. En France, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé lundi qu’une passagère française rapatriée du MV Hondius avait été testée positive au hantavirus. Vingt-deux ressortissants français identifiés comme cas contacts ont été invités à se signaler aux autorités sanitaires afin d’être suivis médicalement.
Aux États-Unis, un passager américain a également été testé positif après son évacuation du navire. Un second présente des symptômes légers. Les 17 citoyens américains présents à bord doivent faire l’objet d’une évaluation médicale et d’un suivi sanitaire dans un centre spécialisé du Nebraska. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé une surveillance active des personnes ayant séjourné à bord du navire pendant une période pouvant aller jusqu’à 42 jours, correspondant à la durée maximale d’incubation observée dans certains cas. Cette mesure de précaution vise principalement les personnes ayant eu des contacts étroits et prolongés avec des malades symptomatiques.
Le hantavirus est une maladie virale rare généralement transmise à l’être humain par contact avec des rongeurs infectés, leurs urines, leurs excréments ou leur salive. Les formes graves peuvent provoquer des atteintes respiratoires ou rénales nécessitant une prise en charge hospitalière. Les autorités sanitaires rappellent qu’il ne s’agit pas d’un virus à transmission aérienne généralisée comparable au Covid-19. Certaines souches spécifiques, notamment le virus Andes identifié en Amérique du Sud, ont déjà montré des possibilités limitées de transmission interhumaine, essentiellement lors de contacts rapprochés et prolongés.
Concernant le Cap-Vert, où le navire a effectué une escale durant son itinéraire atlantique, aucune contamination locale n’a été officiellement signalée à ce stade. Les autorités sanitaires suivent néanmoins la situation en coordination avec leurs partenaires internationaux. Les opérations de débarquement et de rapatriement des passagers se poursuivent sous supervision sanitaire renforcée, notamment aux Canaries. Les autorités insistent sur la nécessité de privilégier des informations vérifiées alors que plusieurs contenus alarmistes circulent déjà sur les réseaux sociaux.
À ce stade, les autorités internationales parlent d’un foyer sanitaire localisé nécessitant une vigilance renforcée, mais aucun organisme sanitaire n’évoque une menace pandémique mondiale.

