Présidentielles en Guinée Bissau: les nouvelles précisions de la Cour Suprême

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Umaro Cissoco Embalo, président de MADEM face à Domingoes Simon Pereira, candidat du PAIGC.

La confusion est grande en Guinée Bissau. La Cour Suprême qui avait publié un arrêt demandant « l’apurement » des résultats précise n’avoir pas ordonné un nouveau comptage des voix mais « une vérification des procès verbaux ». En attendant ladite vérification, rappelons que la Commission Nationale des Elections (CNE) avait déclaré Umaro Cissoco Embalo vainqueur au premier tour dès le 17 janvier puis confirmé cette proclamation le 21 janvier 2020 par des « résultats définitifs ».

Au niveau régional, la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est félicitée, dans un communiqué du 22 janvier 2020, de l’organisation pacifique du scrutin du premier tour, le 24 novembre 2019, et du deuxième tour, le 29 décembre 2019, dans des conditions jugées « justes, équitables et transparentes par la mission électorale de la CEDEAO et par l’ensemble des missions internationales qui les ont observés ».

Aussi, la Commission de la CEDEAO dit prendre acte de ce que « Monsieur Umaro Cissoco Embalo, candidat du Mouvement pour une alternance démocratique (MADEM-G15), a obtenu 53,55% des voix face au candidat du Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), monsieur Domingoes Simon Pereira, qui a réuni 46,45% des suffrages ». La Commission de la CEDEAO adresse par conséquent ses félicitations à Umaro Cissoco Embalo.

Pour le camp de Domingoes Simon Pereira (DSP), la CEDEAO outrepasse ses pérogatives en reconnaissant la victoire de Umaro Cissoco Embalo au mépris de l’arrêt de la Cour Suprême, plus haute institution de Souveraineté de Guinée Bissau. Du côté des partisans de Umaro Cissoco Embalo, la messe est dite. « Il convient désormais de regarder vers l’avenir. L’Etat bananière est finie. La Guinée Bissau ne sera plus une plaque tournante de la drogue », a déclaré le président élu dans les plateaux de France 24. Reste à savoir si la cohabitation qui se précise entre le Madem et le PAIGC, c’est à dire entre les deux adversaires lors de ce second tour, sera constitutionnellement bien encadrée pour sortir ce petit pays d’Afrique de l’Ouest d’une instabilité chronique.

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