Pour  lutter plus efficacement contre l’orpaillage clandestin, le gouvernement ivoirien a décidé  d’accélérer  le processus de délivrance d’autorisations d’exploitation afin de permettre l’installation d’opérateurs légaux, parallèlement à la fermeture des sites illicites.

D’après une note officielle du gouvernement publiée jeudi, « 49 autorisations d’exploitation pour l’or ont été octroyées, dont 41 pour l’exploitation minière semi-industrielle et huit pour l’exploitation minière artisanale ».

La note d’information souligne que depuis de nombreuses années, l’Etat mène des actions pour mettre fin à l’orpaillage clandestin à travers, notamment, des interventions musclées de l’ordre.

Une récente opération menée entre le 3 et le 17 septembre a permis de démanteler 228 sites d’orpaillage illicite, d’interpeller 64 personnes et de détruire quelque 7.000 abris de fortune, des centaines d’engins et équipements d’exploitation minière, selon le gouvernement qui annonce d’autres mesures pour renforcer et accroître la lutte.

Il s’agit, entre autres, de la surveillance des sites déguerpis pour éviter la recolonisation, le renforcement des mesures judiciaires avec “plus de célérité et de fermeté » dans l’application des sanctions contre les contrevenants.

Notons qu’entre 2006 et 2016, l’orpaillage clandestin a fait perdre à l’Etat ivoirien 479 milliards FCFA, soit environ 958 millions de dollars.

Le secteur aurifère est en pleine croissance et le gouvernement accorde régulièrement de nouveaux permis d’exploitation après l’adoption en 2014 d’un code minier plus attractif.

En 2016 ,  la production industrielle d’or était de 25 tonnes pour des réserves approuvées estimées à 600 tonnes.

La Côte d’Ivoire espère atteindre, d’ici 2020, une production industrielle de 30 tonnes par an.

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