L’arrivée de la France au tour de table du projet du métro abidjanais va entraîner une redistribution des cartes au détriment des firmes sud-coréennes initialement partie prenante au projet.

Les firmes sud-coréennes Hyundai Rotem et Dongsan Engineering vont-t-elle finir par quitter le consortium international concessionnaire du projet du métro d’Abidjan ? Tout porte à le croire avec le « sauvetage » financier de la France qui va décaisser les 1,4 milliard d’euros nécessaires au projet avec en contrepartie un nouvel accord de concession mettant en selle « ses » entreprises. Initialement associées au projet avec les groupes français Bouygues et Keolis, les sociétés sud-coréennes devraient céder leurs places à une autre entreprise de l’Hexagone selon Amadou Koné, le ministre ivoirien des Transports, cité par Bloomberg.

« Il est devenu évident que la structuration financière n’a pas permis au consortium de mobiliser le financement qui faisait partie de ses engagements » a-t-il indiqué, faisant allusion au retard de deux ans pris par le projet faute de financement. « Nous avons engagé, a-t-il ajouté, des négociations avec les entreprises coréennes afin qu’elles acceptent de sortir du groupe ». Et d’ores et déjà, les français Thalès et Alsthom, se sont déjà « positionnées » sur ledit projet, a également révélé Amadou Koné.

La nouvelle ossature du projet est prévue pour être finalisée dans les prochaines semaines avant le lancement des travaux en novembre, en présence du président français Emmanuel Macron.

Le métro d’Abidjan, dans sa première phase, va relier les parties nord et sud de la capitale ivoirienne, en partant de l’agglomération d’Anyama à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny sur une distance de 37,9 km. Ce sont environ 300 000 Abidjanais qui seront transportés par ce qui sera le plus grand projet d’infrastructure du pays.

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