Réunies ce jeudi à Paris pour le compte de leur seconde réunion biannuelle, les premières autorités monétaires de la zone franc ont noté un recul de convergence de l’espace, notamment lié aux risques découlant d’un réendettement rapide.

En effet, dans son communiqué final, l’instance qui regroupe les ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la zone, informe avoir relevé le recul de la convergence sur la base des données pour la plupart déjà disponibles lors de la réunion d’avril à Abidjan. Elle a « en particulier noté les risques découlant d’un réendettement rapide, causé par d’importants déficits publics, et susceptibles de remettre en cause les équilibres internes et externes des Etats concernés ».

Toutefois, indique le communiqué, les participants ont noté deux aspects positifs en matière de convergence et de coordination. Il s’agit, d’une part, de la mise en place « d’un outil interne de suivi régulier de la mise en place de recommandations formulées lors de leurs réunions ». Un outil dont la « montée en puissance progressive » devra, entre autre, améliorer la stabilité monétaire dans la zone.

D’autre part, poursuit le communiqué, les participants ont noté que les pays de l’UEMOA ont conclu un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), « ce qui contribue au renforcement de la gestion budgétaire et à la coordination des réformes mises en œuvre ». Et les 14 ministres de noter une « dynamique analogue » dans la CEMAC, où « quatre pays ont conclu un programme avec le FMI et où les deux autres sont en cours de négociation ».

Par ailleurs, l’instance annonce s’être sont accordée « sur la nécessité d’une approche coordonnée », dans le but de « garantir le bon fonctionnement des unions monétaires », uniques en leur genre si bien en Afrique, qu’ailleurs dans le monde.