Paris accueille ce jeudi 5 octobre  les 14 ministres des finances de la Zone Franc.  La rencontre se tient alors que la Communauté économique de l’Afrique Centrale (CEMAC) ne détiendrait plus que l’équivalent de 2 mois d’importations en réserves.

Si l’Union économique et monétaire présente une bien meilleure situation, avec 5 mois d’importations et une croissance soutenue, il n’en demeure pas moins qu’elle reste elle aussi confrontée au retour de bâton de la conjoncture des matières premières (cacao principalement) tout en devant une partie de ses réserves au cours bas du pétrole. 

Dans le fond, la réunion de Bercy traitera des grands équilibres en prélude de la rencontre des institutions de Bretton Woods. Plusieurs pistes sont à l’étude pour relever le niveau de financement des Budgets stratosphériques de certains pays.  Bercy est d’avis qu’il faut augmenter la pression fiscale, “jugée faible (15% du PIB) ” par les théoriciens de l ‘économie. Cette option “macroniste” défendue par  serait tiédement accueillie par les leaders africains qui savent mieux que quiconque que le colbertisme à outrance ne rime pas toujours avec  la paix sociale.

Si le programme de cette réunion est assez classique, il n’en demeure pas moins que la question fondamentale, devenue incontournable,  reste l’avenir même d’une monnaie dénoncée par nombre d’économistes et d’activistes africains.