La Côte d’Ivoire risque de  perdre 20% de sa production annuelle de cacao en contrebande cette année (soit 400.000 tonnes). Les fuites dues à la contrebande en direction du Ghana sont à la base des prévisions négatives du premier producteur mondial de cacao.

En effet, les montants payés aux agriculteurs au Ghana (1 708 dollars par tonne métrique) sont nettement supérieurs à ceux payés par la Côte d’Ivoire (1 251  dollars par tonne métrique). Ainsi, les agriculteurs préfèrent vendre leur production au Ghana voisin, deuxième producteur mondial. Le  Ghana voisin refuse quant à lui  de réduire les paiements aux agriculteurs après la chute des prix internationaux.   En fait ce qui s’apparente à un refus n’est que la traduction des approches différentes et conflictuelles entre Abidjan et Accra.

Les deux pays avaient convenu en mai dernier de coopérer sur des plans visant à contrer les prix volatiles et à mieux coordonner leurs approches. Les négociations n’auraient cependant pas abouties. Selon les prévisions de l’organisation Internationale du Cacao, la Côte d’Ivoire vendra 1,98 million de tonnes tandis que la récolte du Ghana s’établira à 950.000 tonnes.