Un tribunal nigérian a encore condamné l’ex-ministre du pétrole Diezani Alison-Madueke, à verser 7,6 milliards de Naira soit 21 millions de dollars. Les fonds appartenant à l’ex-ministre de Goodluck Jonathan sont consignés dans une banque locale en attendant leur transfert.

Toutes les juridictions intervenues dans ce dossier confirment l’implication de Madueke dans des activités illégales en rapport avec des contrats pétroliers. Les enquêtes de l’agence anti-corruption du Nigéria viennent en confirmation de celles de leurs homologues américains.

Un tribunal américain a en effet émis une ordonnance de confiscation de 21,4 millions de dollars appartenant à la désormais «Dame du pétrole » à la date du 22 août 2017.

La descente aux enfers d’Alison-Madueke s’est révélée à la fin du mandat de GoodLuck Jonathan en 2015. L’ex-présidente de l’OPEP s’est retrouvée impliquée dans une série d’actes de corruption, de fraude, de mauvaise gestion des deniers publics et de plusieurs cas de blanchiment d’argent au Nigéria, en Grande-Bretagne, en Italie et aux États-Unis.

La liste des biens saisis est longue…

–         Le parquet américain s’est emparé d’un « yacht » d’une valeur de 80 millions de dollars et d’un immeuble de 50 millions de dollars situé aux abords de central Park à New York le 17 juillet 2017.

–         La justice Nigériane  a également saisi une très luxueuse propriété à Lagos de 40 millions de dollars le 10 août 2017 après avoir confisqué 56 maisons  d’une valeur évalué à 9 millions de dollars.

–         Le feuilleton se poursuit avec la dépossession de l’ex-ministre du pétrole de 44 millions de dollars de biens qui auraient été acheté avec le produit de la corruption.

In fine, la valeur globale des biens mal acquis par Madueke est estimée à environ 615 millions de dollars par la Commission des Crimes Financiers du Nigéria.

Pourtant, le dossier semble n’avoir pas fini de révélé tous ses secrets. Parallèlement aux poursuites au Nigéria, en Grande Bretagne et en Italie, la justice américaine a déclaré « vouloir récupérer plus de 144 millions de dollars de biens mal acquis ».

Pendant ce temps à Abuja un groupe de manifestants réclame l’extradition de Madueke du Royaume Uni afin « d’être jugé à la maison ».