Le « Waqf »,  est un  nouveau  produit  de  la finance  islamique lancé par la Banque Islamique de Développement (BID) pour lutter contre la pauvreté, réduire les inégalités sociales mais aussi d’améliorer le bien être des populations .

En effet,  le « waqf »  est un concept islamique, un instrument de lutte contre la pauvreté. Il signifie dans le droit islamique une donation faite à perpétuité par un particulier à une oeuvre d’utilité publique. Il permet de mobiliser les droits de propriétés sur un  bien et de l’affecter à  l’usufruit à des œuvres charitables.

C’est pourquoi un atelier régional sur «  le rôle du waqf dans le developpement des institutions socio- économique en Afrique de l’Ouest et du Nord » s’est ouvert  ,  ce mercredi 23 août 2017, à Dakar  en présence de Mussa Sillah, directeur régional de la BID, Mr Wale A-Ishatti, représentant du secrétaire général des awqaf (waqf en pluriel) du Koweït, et d’ Oulimata Diop directrice générale de la haute autorité du waqf au Sénégal.

Le choix du Sénégal pour abriter cette rencontre d’échanges et de partage sur ce nouveau produit  n’est pas fortuit, car le pays de la Teranga  a été le premier à se doter d’une loi sur le waqf en 2015 sur l’espace UEMOA. Cela s’explique selon la directrice générale de la haute autorité du waqf  par le fait qu’il soit un pays engagé dans une politique de réduction des inégalités sociales, d’organisation de la solidarité nationale, d’amélioration de l’offre de services sociaux comme l’éducation, la santé … Le waqf est alors un instrument qui lui permettra de mobiliser des ressources publiques et privées.

Le Sénégal est allé au delà d’une loi en  mettant  en place la haute autorité du waqf.  Cette dernière a pour mission de gérer les waqf publics qui seront créer par l’Etat ou des partenaires , de contrôler et de superviser les autres waqf privés destinés à des membres de la famille du donateurs ou bien des waqf d’intérêts publics créés par des privés et destinés à aider les populations.

Pour le moment, un projet pilote est en cours avec la Banque Islamique de Developpement. Il s’agit d’un complexe immobilier qui sera édifié et les revenues locatives tirées de ce complexe serviront à appuyer les écoles coraniques.