A la suite des avocats de Trust Merchant Bank,qui ont eu à publier leur  démenti, nous publions ci-dessous le droit de réponse du directeur général de Trust Merchant Bank suite à un article que voici et qui, substantiellement et contextuellement, n’est en rien diffamatoire car basé sur des faits et, hélas, sur le tableau d’activité publié par la banque en elle même:


 

 

Droit de réponse

Votre édition du 17 août 2017 a publié, un article concernant la TMB avec un titre délibérément dénigrant « Requiem pour la Trust Merchant Bank ». La présente constituant un droit de réponse à votre article que nous considérons diffamatoire, nous vous invitons, et pour autant que de besoin, vous requérons de le publier conformément à l’article 40 de la loi du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse, sous les mêmes caractères et dans la même forme, emplacement et dimension que ceux de l’article contesté.

Votre article s’appuie sur le communiqué de Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale qui apportait un démenti officiel à une première tentative d’agression dont nous étions victimes et à propos de laquelle une plainte a été déposée.
Assez étonnement, vous relancez cette rumeur mal fondée en tirant quelques chiffres de nos comptes annuels qu’à des fins de comparaison, nous publions en USD.
– Vous n’hésitez pas à écrire qu’entre 2015 et 2016, le total bilantaire s’est contracté de 9% à 564.793 milliers de dollars alors que vous ne pouvez ignorer, sauf défaut de professionnalisme, que le taux de change CDF/USD a connu une dépréciation supérieure aux 9% que vous mettez en exergue.
– Vous soulignez que les dépôts collectés ont régressé de 11% alors que ceux-ci sont exprimés en contre-valeur USD. Exprimés en CDF, ces dépôts sont en hausse car une fraction desdits dépôts est collectée en monnaie nationale.
En outre, vous pratiquez une sélection délibérément dénigrante en citant des éléments épars tirés de nos comptes annuels.

Vous omettez, en effet, de souligner que nos états financiers publiés font ressortir la croissance d’un des plus importants indicateurs de santé financière d’un intermédiaire bancaire, à savoir les dépôts à terme qui constituent le socle
de l’activité. Vous ne mentionnez pas non plus que les crédits octroyés à la clientèle ont augmenté en considérant aussi bien les chiffres en monnaie nationale qu’en USD.

Ces omissions volontaires ne manqueront pas d’interpeller vos lecteurs avertis.

Enfin, vous n’ignorez pas que malgré le ralentissement économique que notre pays a connu en 2016 et qui nous incitait à plus de prudence sur le plan de l’approche des marchés, nous avons décidé d’élargir sensiblement notre réseau
d’agences et avons investi dans le développement du portefeuille d’activités.
Les ratios prudentiels ont été respectés et sont même en excédents par rapport aux normes minimales tant nationales (la Banque Centrale du Congo) qu’internationales (celles publiées par le Comité de Baie) du régulateur.
Nous considérons que les omissions délibérées commises dans votre publication indiquent une volonté délibérée de nuire.
La présente vous est adressée sous réserves expresses de tous nos autres droits.
Dans l’attente de cette publication, nous vous prions de croire, Monsieur le Rédacteur en chef, à l’expression de notre considération.

 

Olivier Meisenberg, Directeur Général

 


Réponse de la rédaction

Nous republions ici le tableau d’activité de la Trust Merchant Bank pour prendre le lecteur à témoin. Nous n’avons procédé à aucune sélection car ce tableau est assez éloquent sur l’état  de l’institution entre 2015 et 2016. Nous n’avons certes pas tenu compte du taux de change entre la monnaie congolaise et le dollar. En avons-nous besoin quand la comparaison est établie sur une même monnaie (le dollar)  par la banque elle même.  Comment peut-on ne pas s’alarmer sur l’état d’une banque qui présente un  coefficient d’exploitation de 89%?    Nous rappelons que les chiffres  utilisés dans notre article incriminé et que nous maintenons   sont issus de la banque elle même (voir ci-dessous).