Confrontée à la faiblesse et la volatilité des cours des métaux, l’économie mauritanienne n’a enregistré qu’une faible croissance estimée à 1,7 % en 2016, avec une dette extérieure qui s’accroît à 72 % du PIB. Une situation qui affecte les finances du pays, et accentue les risques pesant sur la stabilité financière, selon le Fonds monétaire international (FMI).

En effet, note l’institution, la chute des cours du minerai de fer entre 2014 et 2015 a réduit les exportations de moitié, creusé le déficit budgétaire, pesé sur les réserves et mis en évidence les vulnérabilités des banques. Le secteur extractif représente en moyenne 25% du PIB, 82% des exportations et 23% des recettes du pays.

En réponse, « les autorités sont entrain de renforcer la supervision bancaire et de préparer une stratégie nationale de croissance accélérée et plus inclusive pour 2016-30 », précise l’institution.

Cette stratégie prévoit des réformes structurelles et des investissements en infrastructure financé sur ressources extérieures pour soutenir l’emploi, la croissance et la diversification.