Par Mariata DIENG 

Le parquet sud-coréen a requis lundi 12 ans de réclusion à l’encontre de l’héritier de l’empire Samsung dans le vaste scandale de corruption à tiroirs qui a causé la chute de l’ex-présidente Park Geun-Hye.

Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung Electronics et nfils du président du groupe Samsung, Lee Kun-Hee, est accusé d’avoir versé des pots-de-vin à la confidente de l’ex-présidente Park Geun-Hye, afin notamment de bénéficier de certaines faveurs dans le cadre d’une fusion controversée en 2015.

En effet, M. Lee, 49 ans, et quatre autres cadres dirigeants de Samsung, sont accusés d’avoir soudoyé la confidente de l’ombre de l’ex-présidente. « Les prévenus entretenaient des liens rapprochés avec le pouvoir et cherchaient à obtenir des bénéfices personnels », a dit le procureur.

La fusion en cause concerne deux unités de Samsung, Cheil Industries et C&T, réalisée en 2015 après avoir reçu le feu vert de la caisse nationale de retraites, un important actionnaire de Samsung.

Elle était considérée comme une étape clé pour la transition en douceur au sommet du groupe Samsung.

Cette opération avait été dénoncée par certains actionnaires emmenés par le fonds spéculatif américain Elliott, qui estimaient que C&T avait été délibérément sous-évaluée.

Le jugement est attendu le 25 août.

 

 

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