La finance climat est une nouvelle discipline. Il est difficile de faire la distinction entre l’argent de l’aide au développement et l’argent consenti dans le cadre des engagements des pays industrialisés pour l’adaptation ou l’atténuation.

D’où l’exigence de l’Initiative africaine pour le climat (AREI) par la voix de son président, Alpha Condé de Guinée, es-qualité de Coordonnateur de l’UA des Energies Renouvelables en Afrique et membre représentant l’Afrique de l’Ouest en son Conseil d’Administration, de clarifier les engagements et autres contributions financières des partenaires internationaux. Les clarifications demandées, exprimées le 2 juillet à Addis Abeba, en marge du conseil d’administration de l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables (AREI), portent notamment Sur les 19 projets présentés par l’Union Européenne (UE) pour approbation par le Conseil lors de sa dernière rencontre.

 


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En marge de la troisième réunion de son conseil d’administration, le 2 juillet 2017 à Addis Abeba, l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables (AREI) a approuvé la nomination par intérim du malien Seyni Nafo en tant que Directeur Exécutif par Interim de l’Unité indépendante de mise en œuvre (IDU).


 

Il en est ressorti la nécessité de davantage d’éclaircissements pour une compréhension plus approfondie permettant de déterminer : le statut, le mode de financement et la nature des contributions des partenaires aux dits projets. Il en est de même en ce qui concerne la Déclaration de soutien des partenaires internationaux en faveur de l’AREI, faite à Paris lors de la COP21, en décembre 2015 ; de mobiliser au moins 10 milliards de dollars d’ici 2020.

Dans les discussions, les membres africains du Conseil ont souligné que seules les dons / subventions devraient être regardées comme des contributions directes. Dans le cas des 19 projets, l’UE a précisé que sur les investissements déclarés de 4,8 milliards d’euros, seuls 300 millions d’euros étaient sous forme de dons / subventions communautaires. Le reste étant sous la forme de prêts, dont la majeure partie est constituée de prêts [réguliers] consentis par les autres grands financiers tels que la Banque Africaine de Développement et les autres bailleurs. Des questions ont été soulevées concernant d’une part, la mesure dans laquelle il s’agit ici de nouveaux investissements et, d’autre part celle dans laquelle, les dons / subventions sont considérés comme relevant du régime des engagements de financement du climat.

La réunion a retenu qu’il fallait apporter des réponses claires à toutes ces questions, y compris celle du quantum et de la nature des subventions directes des partenaires comparés aux prêts, à temps, pour la prochaine réunion du Conseil à New York en Septembre prochain. L’AREI est d’une importance capitale pour le développement du continent africain. En matière d’Energies Renouvelables, il pave le chemin d’un avenir où les pays africains pourront fournir à toutes leurs populations, une énergie propre, renouvelable et adaptée au changement climatique, tout en leur assurant un développement économique durable.