Henry Rotich, secrétaire du cabinet au Trésor kenyan

 

Le traité sur les impôts et les investissements, issu des pourparlers entre une délégation du trésor du Kenya et des représentants de la Corée du Sud, vise à éviter la double imposition sur les bénéfices des entreprises privées avec des opérations dans les deux pays.

« Le pays a renforcé  sa relation avec la République de Corée du Sud en ratifiant un traité d’allègement de la double imposition entre les deux pays par voie d’avis juridique n ° 217 de 2017 « , lit-on dans une communication du trésor kényan, publiée le 26 juillet dernier.

Le Kenya impose une taxe de 20%  sur les bénéfices d’actions des entreprises privées. Toutefois, selon l’accord, les sociétés sud-coréennes ne seront imposées qu’ hauteur de 8%.

Avec cette entente fiscale, le pays ambitionne de devenir un centre d’investissement de choix. Cette nation qui fait partie du top 5 des opportunités d’affaires en Afrique, attire de plus en plus d’investisseurs. Selon le  6e rapport sur l’agenda des affaires en Afrique, produit par le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PWC), les investisseurs  considèrent à 14,5% que le pays  est le principal lieu de leur expansion en Afrique.

Depuis 2015, neuf autres compagnies multinationales, dont l’américain Boeing et le français Peugeot, ont fait part de leur intention d’ouvrir des bureaux ou des usines d’assemblage dans ce pays.

En 2016, des données officielles kényanes estiment à 87% le taux d’occupation des entrepôts industriels, avec un rendement moyen qui a tourné autour des 6%.