La filiale nigériane de Shell a fermé son Pipeline Trans Niger (TNP) de 180 000 barils par jour  en raison d’une fuite, a déclaré la compagnie dans un communiqué publié  lundi 24 juillet. La Shell Petroleum Development Company (SPDC) a déclaré qu’elle a fermé son pipeline le 21 juillet après une fuite à B-Dere, Ogoniland. Selon l’entreprise, la cause de la fuite reste pour le moment méconnue.

Dans le communiqué de Shell,  il est indiqué qu’une visite conjointe d’enquête afin de déterminer la cause de la fuite et la réparation du pipeline, est en cours. Le Trans Niger Pipeline nourrit le terminal des exportations de Bonny Light, qui a une capacité de production de 225.000 barils par jour, d’après le document de Shell.

 

Groupes rebelles et bandits de la région ont attaqué à plusieurs reprises l’oléoduc. La situation sécuritaire a obligé Shell à arrêter la production pétrolière dans l’Ogoniland en 1993, mais la compagnie exploite encore un réseau de pipelines traversant la zone.

Des ONG environnementales, dont le Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (Mosop), accusent depuis plus de 20 ans Shell de dégradation de l’environnement et de négligence dans cette région du delta du Niger aux mangroves dévastées par la pollution pétrolière.

En 2015, Shell a accepté de payer 70 millions de dollars (63 millions d’euros) de compensation à quelque 15.500 habitants dans l’Ogoniland et a accepté de commencer le nettoyage d’une marée noire en 2008, bien que la compagnie ait toujours assuré que les sabotages artisanaux par les habitants des oléoducs étaient les premières causes de pollution.

 

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