Le gouvernement gabonais vient d’interdire par un arrêté rendu public, le 23 juillet 2017, l’importation du ciment pour une durée de deux ans. Ce qui n’est pas pour déplaire aux deux producteurs du pays, à savoir CIMAF et Cimgabon. A noter que cette dernière compagnie, ancienne filiale du norvégien Heidelberg, est contrôlée depuis le 7 mai 2014 par le groupe marocain CIMAF, qui se retrouve ainsi principal producteur du ciment du Gabon.

Dans un  communiqué, le gouvernement souligne  que cette interdiction temporaire vise à réguler le marché gabonais du ciment, mais aussi à valoriser la filière et à protéger les investissements dans ce secteur.

Selon le gouvernement, «après plusieurs mois de travail entre les acteurs du secteur public et ceux du secteur privé, l’Etat a décidé, par arrêté du Premier ministre daté du 19 juillet 2017, impliquant le ministère de la Promotion des investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie, le ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement ainsi que le ministère des Mines, d’interdire l’importation du ciment en République gabonaise pour une période de deux ans».

Le gouvernement explique cette mesure par plusieurs éléments, en l’occurrence la volonté de valoriser la filière ciment et la protection des investissements, le maintien des emplois existants et la création d’emplois nouveaux en faveur des travailleurs locaux.

Cette mesure vise également la protection du consommateur, du circuit de distribution et la préservation du pouvoir d’achat des ménages. Elle aidera aussi la mise en œuvre du programme d’industrialisation par les acteurs du secteur industriel et la création d’un tissu entrepreneurial industriel, sur les chaînes de valeur de l’écosystème de la transformation industrielle, et à assainir le circuit des importations du ciment.

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