Une simple différence d’appréciation ? Les 7 premiers groupes bancaires estiment leur taux de créance en souffrance à 9,7% à la fin 2016.

L’agence de notation Fitch va beaucoup plus loin, évaluant ce ratio entre 12 et 14%. Il s’agit d’un avertissement sans frais, l’agence ayant reconduit la notation financière des principales banques du royaume. Pour les analystes de Fitch, “les  pratiques locales sous-estiment l’ampleur des mauvaises créances dans les bilans”.  Une institution comme  Attijariwafa bank présente un taux de créance en souffrance de 10,8%

vigilante sur l’évolution de ces mauvaises créances, la Banque Centrale du Maroc (Bank Al Maghrib) vient de durcir les  règles de classification des créances et de provisionnement dans la nouvelle mouture de la circulaire 19/G. Cela devrait pousser les banques à une analyse plus fine de leur portefeuille et une sélection plus rigoureuse des dossiers à l’avenir.