Les négociations sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) progressent dans la bonne direction et au rythme souhaité, la première phase des négociations devrait être conclue d’ici la fin 2017, déclare ce vendredi, le Coordonnateur du Centre africain pour la politique commerciale (CAPC), David Luke.

Prenant la parole lors d’un évènement parallèle organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), à l’occasion de l’Examen global de l’Aide au commerce 2017 qui vient de s’achever pour dévoiler une publication intitulée : « La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) en Afrique – Une perspective des droits de l’homme », M. Luke déclare que les principes de négociation de la ZLEC veulent que le processus soit inclusif, consultatif et participatif.

Les discussions ont porté sur le thème suivant, « La ZLEC : Garantir des résultats inclusifs grâce à l’intensification du commerce intra-africain et de la connectivité ».

« L’accord final devrait comprendre des dispositions importantes pour s’assurer d’une situation gagnant-gagnant dans le cadre de la ZLEC », dit M. Luke qui informait les participants de l’état des négociations.

« La ZLEC ne peut être une situation gagnant-gagnant que si cela est conforme à la justice économique et aux valeurs des droits de l’homme qui sont intégrées dans l’Agenda 2063 de l’Afrique, l’Agenda 2030 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et des traités internationaux relatifs aux droits de l’homme que les pays ont souscrits », ajoute-t-il.

La ZLEC offre au continent un outil important dans la réalisation des objectifs qui visent à réduire la pauvreté en Afrique, contenus dans l’Agenda 2063 et dans l’Agenda global 2030.

La huitième édition du rapport de la CEA sur l’évaluation de l’intégration régionale en Afrique (ARIA), « Réaliser la ZLEC » démontre que les résultats de la ZLEC peuvent offrir une situation « gagnant-gagnant », de sorte que tous les pays en Afrique bénéficient et que les intérêts des communautés vulnérables au sein des pays soient soigneusement pris en compte, déclare M. Luke.

La ZLEC, ajoute-t-il, offre diverses possibilités qui répondent à la diversité des pays africains, y compris ceux qui sont riches en ressources, ceux dont l’économie est basée sur l’agriculture ou ceux qui sont plus industrialisés.

Pour la voie à suivre, M. Luke informe que la CEA et ses partenaires poursuivent leurs travaux de recherche sur la ZLEC et visent à promouvoir l’importance des droits de l’homme dans le contexte du commerce de l’Afrique.

« Nous vous encourageons à partager largement les résultats de ce rapport afin de s’assurer que ses recommandations aient une influence positive sur le reste du processus de la ZLEC, y compris la deuxième phase des négociations et les phases de mise en œuvre et de suivi », demande-t-il aux participants.

Les recommandations de la politique prioritaire figurant dans le rapport comprennent la  nécessité d’assurer une large consultation et participation aux négociations et à la mise en œuvre de la ZLEC ; le besoin d’améliorer la collecte de données désagrégées ; la nécessité de reconnaître explicitement les femmes ; estimer pleinement les gains et pertes de revenus potentiels ; s’engager dans une libéralisation stimulée, stratifiée  et ciblée ; maintenir l’espace politique et assurer des mécanismes d’ajustement pour surveiller et évaluer les impacts de la ZLEC.

La ZLEC réunira cinquante-quatre pays africains avec une population totale de plus d’un milliard de personnes et un produit intérieur brut total de plus de 3,4 milliards de dollars américains.

Avec la ZLEC, les dirigeants africains visent, entre autres, à créer un marché unique continental pour les biens et services, la libre circulation des entreprises et des investissements et l’expansion du commerce intra-africain. La ZLEC renforcera également la compétitivité au niveau de l’industrie et de l’entreprise.