C’est une affaire maritime au soubassement politique clair. Le “Cherry blossom, navire affrété par Phosboucraa, filiale de  l’Office chérifien des phosphates (OCP), fait l’objet depuis le 1er mai 2017  d’une saisie conservatoire dans un port sud-africain- le port Elisabeth-  à la demande du front Polisario.

En fait, le même scénario que celui intervenu, il y a quelques mois, dans un port panaméen. Le même à ce détail près qui fait la différence: la cour panaméenne s’était  déclarée, le 5 juin 2017,  incompétente à entendre le dossier sur le fond, sur une affaire “éminemment politique”, où le requérant n’avait  prouvé ni  sa propriété de la cargaison, ni une position de créancier . Les maritimistes le confirmeront, sans cette  condition sine qua none,  il ne peut y avoir de  saisie conservatoire.

Dans le cas sud-africain, la cour a, par décision du 15 juin 2017,  renvoyé le dossier dans le fond, ignorant son caractère politique qui fait l’objet d’un processus de règlement engagé sous l’égide du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il s’agit, indique la partie marocaine,  d’une ingérence manifeste  dans un dossier politique hérité de la guerre froide. La cour sud-africaine semble s’être substituée  au ministère sud-africain des Affaires étrangères, soutien inconditionnel du Polisario. “En faisant un usage biaisé et abusif du droit, et en transgressant allègrement les récentes décisions du Conseil de sécurité appelant les parties à reprendre les pourparlers de bonne foi et sans conditions, la cour sud-africaine et les requérants affichent ouvertement leur hostilité à l’intégrité territoriale du Maroc”, déclare l’OCP dans un communiqué.
Le Groupe OCP, en tant que premier employeur privé de la région, est un acteur clé dans le développement économique de celle-ci. Il mène ses opérations et ses activités en pleine conformité avec le droit international et en particulier le cadre applicable des Nations Unies sur l’exploitation des ressources naturelles tel qu’attesté par des rapports d’audit et avis juridiques internationaux indépendants.
Phosboucraa emploie près de 2.200 collaborateurs parmi lesquels 76% sont des locaux. Filiale détenue à 100% par le Groupe OCP, l’entreprise oeuvre activement en faveur du développement humain et industriel local, permis par un réinvestissement systématique de la totalité des bénéfices réalisés. Il se concrétise notamment à travers la construction d’infrastructures pérennes sur le territoire et des investissements considérables en matière d’éducation ou d’environnement. Cet effort en faveur du développement socio-économique de la région s’illustre par une démarche de responsabilité sociale et de conformité répondant à la fois aux lois marocaines applicables et aux standards les plus stricts de l’ONU.

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