Une récente déclaration du ministre français Nicolas Hulot, opposé à l’utilisation de l’huile de palme dans les carburants, a ravivé les polémiques autour de cette matière première, entrainant des menaces de rétorsion de la part de la Malaisie.

En effet,  la Malaisie a annoncé, mardi 11  juillet 2017, qu’elle envisageait de prendre des mesures de rétorsion commerciales contre la France après la décision des autorités françaises de limiter l’usage de l’huile de palme dans les biocarburants.

Le ministre français de l’Ecologie, Nicolas Hulot, a  expliqué, ce jeudi 13 juillet 2017, que « cette restriction visait à limiter la déforestation dans des pays comme l’Indonésie et la Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux d’huile de palme ».

Dans un communiqué, le ministre malaisien de l’Industrie forestière et des Matières premières, Mah Siew Keong,  a fait savoir que « la Malaisie n’a pas d’autre choix que d’examiner ses options qui englobent le commerce avec la France et la réduction d’achats de produits français »

« Je pense que de telles attaques contre l’industrie de l’huile de palme doivent cesser pour que le commerce entre la Malaisie et la France demeure fort et continue de progresser », a-t-il ajouté.

L’industrie de l’huile de palme est la cible de critiques en raison de la déforestation qu’elle induit. Elle est également accusée de provoquer chaque année d’importants nuages de fumée, la déforestation s’effectuant par brûlis.

Le Parlement européen a adopté en avril une résolution non-contraignante demandant qu’à partir de 2020 seule l’huile de palme produite d’une manière respectueuse de l’environnement soit importée dans l’Union européenne.

Le cours de l’huile de palme vient juste de  retrouver son plus haut niveau depuis le 25 mai à 2 593 ringgit malaisien.

 

 

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