La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID) ont signé, mardi 11 juillet 2017, un accord historique qui renforce leur partenariat en faveur du développement en Afrique.

Les deux parties ont donc convenu de réunir la somme de 2 milliards de dollars EU, au cours des trois prochaines années, afin de financer des projets dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des énergies renouvelables, des petites et moyennes entreprises et du développement humain (santé et éducation).

Pour ce faire, la BAD et la BID devront chacune fournir 1 milliard de dollars EU sur trois ans.

S’exprimant lors de la cérémonie de signature de l’accord, au siège de la BAD à Abidjan, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina a réitéré la volonté de la BAD de renforcer son partenariat avec la BID.

Avec cet accord, la BID s’engage également à travailler avec la BAD au succès des Cinq grandes priorités (dites Top 5) que celle-ci s’est assignées pour accélérer la transformation économique de l’Afrique.

« La réunion d’aujourd’hui porte sur la collaboration et le partenariat. La BAD et la BID ont quelques traits en commun, et l’accord que nous signons est le montant le plus élevé jamais conclu avec une banque de développement, a tenu à souligner le président Adesina. Nous sommes impatients à l’idée de l’étendue des projets que nous pouvons faire ensemble et sommes prêts à travailler avec vous pour accélérer le mouvement ».

Et de préciser : « Nous allons travailler sur une réserve de projets en Afrique, qui vont de l’agriculture aux PME, en passant par l’énergie et le développement humain. Nous devons créer des emplois pour les femmes et nos jeunes ».

La BID est l’un des plus gros contributeurs de la Banque en termes de co-financement . Elles ont cofinancé ensemble pour plus de 2,5 milliards de dollars EU de projets sur la période 2002-2016.

La BAD est dotée d’un bureau dans 21 des 27 pays qui sont à la fois membres de la BID et de la Banque. Dans le cadre de ce nouvel accord, la Banque et la BID vont miser sur les synergies, et ainsi exploiter l’une l’autre les complémentarités et l’expertise de leurs équipes respectives basées dans ces différents pays.

« Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec la BAD pour pousser les PME vers l’industrialisation, les énergies renouvelables, l’agriculture et la sécurité alimentaire, a déclaré à son tour le président de la Banque islamique de développement, Bandar Hajjar. Ces secteurs vont créer des emplois et conduire à la transformation économique et améliorer de la vie des Africains. Les PME peuvent transformer les économies africaines pour qu’elles dépassent le secteur primaire et deviennent des bassins industriels », a expliqué le président de la BID.

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