A la tête de la BIDC depuis octobre 2011, le nigérian Bashir Mamman Ifo a la lourde tâche de convaincre le marché qu’il a eu tort de “sous-souscrire” à l’emprunt de son institution.

La BIDC, banque d’investissement et de développement de la Cedeao, ne devra plus compter uniquement  sur  son emprunt obligataire pour financer les 80% de ses opérations de prêt portant sur 9 projets mentionnés le 8 mai 2017 devant la presse.

En effet, au terme de l’opération arrangée par CGF Bourse et la SGI Togo, l’institution régionale n’a récolté que 26 milliards de F CFA (environ 45 millions de dollars) sur les 50 milliards (86 millions de dollars) sollicités sur le marché régional de l’Uemoa, et ce, malgré la longue période dite « indicative » de souscription, qui  s’étend sur un mois. Les 2,7 milliards de F CFA de profit annoncés pour 2016, communiqués juste quelques semaines avant le lancement officiel de l’emprunt,  n’auront pas suffi pour attirer  les investisseurs.

Au rang des projets à financer, on note une rénovation d’hôtel, une ligne de crédit pour une banque au sein de l’Uemoa, la construction d’une centrale thermique de 120MW, et une ligne de crédit en faveur d’un Fonds national pour la finance inclusive. D’un coût total de 56 milliards de F CFA, ils sont annoncés pour être financés à 11% sur fonds propres de la banque.

D’ailleurs, la BIDC vient d’obtenir un financement de 60 millions de dollars (environ 34 milliards de F CFA) de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour, dit-on, « poursuivre ses programmes d’aide en faveur des pays de la région ».

 

Tour de table

Au 31 décembre 2016, le capital autorisé de la banque (836,6 milliards de F CFA) est détenu à 70% par ses Etats membres, les 30% restants étant ouverts à la souscription des membres non régionaux. Le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire  sont les principaux poids lourds autour de la table, avec respectivement 31,24%, 15,71% et 14,70% de part à la même date.

Créée le 28 mai 1975 dans le but de promouvoir la coopération et l’intégration des pays de la CEDEAO, l’institution est dirigée depuis octobre 2011 par le Nigérian Bashir Mamman Ifo.

 

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