Le débat soulevé par l’augmentation du capital minimum réglementaire continue de faire saliver les acteurs de l’assurance sur le continent africain. La  dernière sortie fracassante sur ce débat est celle de Nelly Mongosso’o, directrice générale d’Allianz Togo qui tire la sonnette d’alarme.

Selon cette spécialiste de l’assurance, « l’augmentation du capital réglementaire doit être aménagée, sans quoi, nous nous retrouverons dans une situation de quasi-monopole, voire de disparition des acteurs à terme, au Togo».

En faisant cette intervention en marge d’une rencontre organisée par l’AAA (Association des actuaires africains), tenue le 29 juin dernier à l’Unesco, la DG d’Allianz Togo, voulait appeler à la discussion à propos de cette augmentation.

Nelly Mongosso’o estime que les discussions doivent se poursuivre, car l’augmentation du capital pourrait être indexée en fonction des secteurs d’activité ou du PIB des pays membres. Elle s’interroge sur ce «capital unique défini pour des espaces hétéroclites (…) les marchés centrafricains et ivoiriens par exemple étant très différents».

Elle propose d’établir une réglementation en adéquation avec le niveau des différents marchés africains tout en laissant plus de temps pour réunir les capitaux attendus.

Pour rappel, en avril 2016, la CIMA (Conférence interafricaine des marchés d’assurances), a pris une décision qui augmente le capital minimum des  compagnies d’assurances à 5 milliards de F CFA d’ici à 2021.

Selon certains acteurs et observateurs, cette décision favorise de fait, les opérations de fusion et d’absorption et annonce la disparition des sociétés les moins capitalisées et les moins structurées, malgré une forte résistance des assureurs.