La Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) vient d’émettre une demande aux sociétés d’assurances de faire passer leur capital à 3 milliards de francs CFA au cours des trois prochaines années, contre 1 milliard de francs CFA par le passé.

Par conséquent, la CIMA invite les entreprises d’assurances à se conformer aux nouvelles dispositions de décisions.

A cet effet, elles ont été sensibilisées par la Commission des marchés financiers du Cameroun (CFM) à l’effet de coter leurs entreprises en bourse afin d’augmenter leur capital.

De nombreux observateurs s’accordent sur le fait que « faute de moyens, plusieurs sociétés d’assurance pourraient entrer dans une zone de turbulence qui pourrait déboucher si ce n’est à la mise sous administration provisoire, au retrait pur et simple des agréments par le régulateur ».

Une étude du cabinet Finactu, révèle que « la réforme va générer un mouvement de nettoyage et de concentration dans le secteur qui se manifestera inéluctablement par la disparition des petites compagnies et l’apparition de groupes ayant une taille critique ».

Ainsi, « non seulement le capital social minimum des sociétés anonymes d’assurances passera de 1 à 5 milliards de francs CFA et le fonds d’établissement minimum des sociétés d’assurances mutuelles de 800 millions de francs à 3 milliards de francs CFA », indique-t-on

Notons que les sociétés d’assurances qui ont un capital social inférieur à ce minimum disposent d’un délai de trois ans pour porter leur capital social minimum à 3 milliards de francs CFA et de cinq ans pour le porter à 5 milliards de francs CFA à compter de la date d’entrée en vigueur du texte.

Par ailleurs, leurs fonds propres ne doivent pas être inférieurs à 80% du montant minimum du capital social.

 

 

 

 

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