Grégory Quérel, président général du groupe Necotrans 

Le groupe Necotrans annonce la mise en redressement judicaire de ses onze sociétés françaises. Les filiales opérationnelles en dehors de la France et l’ensemble du réseau international du groupe ne sont pas concernés et vont donc continuer à fonctionner normalement, préservant ainsi l’activité et l’emploi en Afrique où le groupe réalise près de 100 % de son chiffre d’affaires.

Cette décision du Tribunal de Commerce intervient sur demande du groupe Necotrans, engagé dans un processus de recherche d’un partenaire stratégique et de cession d’actifs.

Trois sociétés ont déjà exprimé une marque d’intérêt. Les discussions vont donc s’engager afin de trouver un accord sur le périmètre des activités reprises, leur valorisation et l’emploi. « En étroite collaboration avec les deux administrateurs judiciaires désignés et nous-mêmes, nous ne doutons pas que le Tribunal choisira la ou les meilleures offres pour le groupe et ses employés engagés depuis 2013 dans un plan de redéploiement stratégique et de développement en Afrique dans la gestion des terminaux portuaires, la logistique pétrolière et la sous-traitance minière », explique Grégory Quérel, le Président de Necotrans depuis 2013.

En 2014, Necotrans a obtenu les concessions sur le terminal vraquier de Dakar (Sénégal) et le port fluvial de Brazzaville (République du Congo). En novembre 2015, le groupe a acquis la société MCK – devenue NB Mining – spécialisée dans la logistique et le génie civil minier en République démocratique du Congo. En septembre 2015, il a remporté l’appel d’offres du terminal polyvalent du port de Kribi, au Cameroun. Ces développements ont été accompagnés de cession d’actifs non stratégiques, d’une réduction des effectifs et de fermetures d’agences non rentables.

« Cette restructuration était indispensable pour améliorer notre rentabilité et à terme modifier la structure capitalistique de Necotrans, à 100 % familiale, ajoute Grégory Quérel. Malgré une tension de trésorerie liée à la chute des cours des matières premières et une baisse du fret maritime, les fondamentaux et le potentiel du réseau de Necotrans ne sont pas en cause aujourd’hui. Ils offrent au contraire des possibilités de croissance avec de nouveaux partenaires. »

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