Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le lundi 26 juin 2017, la quatrième revue du programme économique et financier 2015-2018 appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique (ISPE).

Ce programme, sans assistance financière de la part du Fmi, vise à aider le pays à mettre en œuvre une politique économique et des réformes structurelles en vue d’atteindre une croissance robuste tout en préservant la stabilité macroéconomique en rapport avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

L’approbation du nouveau programme triennal par le Conseil d’Administration du FMI marque la confiance que la communauté internationale accorde à Dakar  et illustre le soutien franc des partenaires techniques et financiers à la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, le Plan Sénégal Emergent.
Les Administrateurs ont félicité les autorités pour le maintien de la bonne performance macroéconomique : un taux élevé de croissance supérieur à 6,5% au cours des deux dernières années, une inflation faible, un déficit budgétaire en constante baisse (4,2% du PIB en 2016). Ils ont accueilli favorablement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes prévues par le programme, notamment les efforts d’assainissement budgétaire et l’engagement des autorités à remplir le critère de déficit budgétaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) de 3% du PIB avant la date butoir de 2019.

“La poursuite de la mise en œuvre des réformes appropriées est nécessaire pour maintenir le cap de la croissance et atteindre les objectifs de développement”, relève le FMI.
Les Administrateurs ont également salué les progrès réalisés dans le domaine des zones économiques spéciales (ZES) qui doit créer les conditions pour le développement des PME et la promotion des IDE. Une zone économique spéciale (ZES) avec les standards internationaux en matière de gouvernance économique et de fiscalité a été aménagée à Diamniadio pour attirer d’importants investissements privés. Le gouvernement continue la mise en place des infrastructures de haute qualité et l’amélioration de l’environnement des affaires, grâce notamment à la réduction du coût de l’électricité, la promotion de la bonne gouvernance, le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que l’approfondissement des réformes judiciaires et foncières.

Le Conseil d’Administration a aussi fortement apprécié l’engagement des autorités à mettre en œuvre des réformes nécessaires pour réduire les déficits de la Poste et du Fonds National de Retraite (FNR).

Au plan budgétaire, les réformes se sont traduites, d’une part, par la rationalisation des dépenses courantes sur fond de maitrise des charges de fonctionnement et de la masse salariale, et d’autre part, par l’élargissement de l’assiette et la rationalisation des exonérations fiscales. L’espace budgétaire ainsi dégagé a servi à une meilleure prise en charge des besoins d’investissements -tout en veillant à l’amélioration du processus de préparation et d’exécution des projets et programmes-, et à la meilleure prise en charge de la demande sociale.
Au chapitre de la dette, le Sénégal s’efforce de renforcer sa gestion pour une plus grande soutenabilité budgétaire. A cet effet, des réformes capitales en matière de gestion de la trésorerie vont être réalisées avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins de financement de l’économie.
Les perspectives économiques du Sénégal sont globalement favorables et les risques bien maitrisés.

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