Absa fait face à une amende de plus de 80 millions d’euro. La filiale du groupe Barclays qui a bénéficié de plusieurs plans de sauvetages sous le régime Apartheid  n’a jamais remboursé. Aussi,  la  médiatrice de la république,  Busisiwe Mkhwebane, a proposé à l’Etat de poursuivre la banque. 

Cet avis rendu  lundi 19 juin fait trembler tout le système financier et minier sud-africains connu pour ses accointances avec un système politique qui a eu cours entre 1960 et 1991,  basé sur l’inégalité des races et marginalisant la majorité noire.

En effet, Dans les années 80, le gouvernement d’apartheid avait à plusieurs reprises, remis les comptes de l’ex Bankorp à flot. Bankorp a été rachetée en 1992 par Absa.  Durant la période de l’alternance , l’Etat n’a plus jamais obtenu le remboursement de ses divers plans de sauvetage.

« Ne pas avoir récupéré cet argent constitue un manque à gagner pour les Sud-Africains », explique la médiatrice, qui a institué une unité spéciale de la police afin de recouvrer les fonds.

Par la même occasion,  la gardienne des deniers publics recommande l’ouverture d’une enquête afin de déterminer si d’autres groupes bancaires se seraient enrichis sur le dos de l’Etat durant l’Apartheid.

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