Parmi les accompagnateurs du nouveau président français lors de sa visite privée au Maroc, les 14 et 15 juin,  l’on a relevé Aurélien Lechevallier, Barbara Frugier, Bernard Rogel et Jean Michel Severino.  Le premier nommé,  ancien conseiller aux affaires internationales d’Emmanuel Macron, son conseiller diplomatique lors de sa campagne victorieuse, est aujourd’hui numéro 2 de la cellule diplomatique de l’Elysée, derrière le très circonspecte Phillipe Etienne. On prête à Lechevallier  la “stratégie Macron pour l’Afrique” qui s’entrevoit  à travers des choix de visite à Gao plutôt qu’ à Bamako et à Rabat avant Alger.

Barbara Frugier que l’on oppose volontiers  à la franco-sénégalo-togolaise Sibeth Ndiaye, fut l’attaché de presse du président lorsqu’il était ministre de l’Economie, entre 2014 et 2016. En charge désormais de la communication internationale, elle aura l’Afrique en ligne de mire.

Quant à l’amiral Bernard Rogel, qui assiste Emmanuel Macron dans son rôle de chef des armées, il est déjà à l’écoute des derniers développements de la situation en RCA et au Mali. Egalement de la compagnie du président français lors de son déplacement au Maroc, Jean Michel Severino, ancien patron de l’Agence française de Développement, à la tête du fonds d’investissement I&P (Investisseurs et Partenaire) destiné aux PME africaines.

Ces hommes de réseaux d’affaires, de médias et de sécurité évolueront (à l’exception de monsieur Severino)  sous la couple  de Jean Yves Le Drian, patron du Quai d’Orsay ,  nouveau gourou de l’Elysée, qui a l’avantage d’avoir géré le très africain  ministère français  de la Défense sous François Hollande.   Le ministre des affaires étrangères serait derrière la nomination de Franck Paris, 39 ans,  son ancien sherpa, comme conseiller Afrique du Président.

Camarade de promo d’Emmanuel Macron (Promotion Senghor, 2004) ,Franck Paris,  ancien rédacteur Afrique centrale et orientale à la direction Afrique du Quai d’Orsay , a aussi travaillé à la représentation France à Bruxelles où il s’est familiarisé avec les dossiers ACP, APE et aide au développement. Les mauvaises langues évoquent à demi-mot un passage non officiel par la DGSE (renseignements extérieurs français), laquelle a toujours eu son mot à dire sur l’Afrique.