Le nouveau ministre sud-africain des Finances, Malusi Gigaba, s’emploie à rassurer les investisseurs. Pas aisé quand on est le successeur de Pravin Gordhan.

 

Alors que le pays vient de tomber dans la récession, les réserves nettes en  devises de l’Afrique du Sud ont augmenté de 42,016 milliards de dollars (541,19 milliards de rand) en mai contre 41,728 milliards de dollars en avril, a déclaré la Banque centrale mercredi 7 juin.

Les réserves brutes ont augmenté pour s’établir à 47,24 milliards de dollars, comparativement à 46,69 milliards de dollars le mois précédent. Cependant, « le poste à terme, qui représente les transactions non réglées ou de swap de la banque centrale, est tombé à 2,504 milliards de dollars en mai contre 2,893 milliards de dollars il y’a 30 jours », constate l’institution financière.

Rappelons que l’Afrique du Sud  est officiellement entrée en récession, avec un PIB en recul de 0,7% au premier trimestre de 2017, selon des  données livrées  mardi 6 juin par l’Office national des statistiques sud-africain (Stats SA). Ce qui est une première depuis 2009. Ce résultat fait en effet suite à une première contraction de 0,3 % du PIB au quatrième trimestre 2016.

L’Afrique du Sud a perdu du terrain sur le plan économique ces dernières années. Cela est illustré par le niveau de son industrie qui n’a progressé que de 0,3% en 2016. Le taux de chômage devient de plus en plus élevé, avec 27%. Suffisant pour inquiéter le Fonds monétaire international (FMI) qui demeure préoccupé par le niveau élevé des passifs des entreprises publiques et leur efficacité globale.

La dégradation de la note de la dette souveraine par Fitch Ratings et Standard & Poor’s, au lendemain du limogeage du très respecté ministre des Finances, Pravin Gordhan, continue de nourrir la crainte des investisseurs.  Les  nombreuses opérations de charme du nouveau patron des finances, Malusi Gigaba, n’ont pas encore fait de l’effet. Dès son entrée en fonction, le nouvel argentier s’est employé à rassurer les investisseurs, s’engageant notamment  à maintenir les objectifs d’assainissement budgétaire, mis en place par son successeur.