Par Ramata Soré, Nuremberg. 


Beaucoup de résolutions prises à Nuremberg (ville du sud-ouest de l’Allemagne) qui a abrité, le 3 juin 2017, la 3ème  édition de la journée du Burkina, Burkina-Tag. Le comité d’organisation composé de 8 membres a ratissé larges, fédérant diverses personnalités et structures oeuvrant dans le rapprochement des deux pays comme l’association BUSPAD, regroupant les étudiants et anciens étudiants burkinabè en Allemagne et œuvrant dans domaine de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale,  Sahel e.V., l’association AMPO (Association managré nooma pour la protection des orphelins) de l’Allemande Katrin Rohde, sa fondatrice, installée depuis 1996 au Burkina Faso.

Cette rencontre a été le lieu de la présentation d’initiatives créatrices de valeur. Ainsi le Burkinabè Tiendrébégo Passam, connu pour son projet Hilfsfonds spécialisé dans l’importation des mangues du Burkina Faso en Allemagne depuis 1999 investit dans le social en construisant des écoles  dans diverses régions de son pays mais aussi au Bénin et au Cameroun. L’entrepreneur économique et social intervient aussi en aidant des nécessiteux allemands ou africains en Allemagne.

Pour sa part,  Kini Isidore, fondateur et président-directeur  de l’Université-Aube Nouvelle au Burkina Faso,  a souhaité obtenir un partenariat afin de renforcer la filière informatique de son université et surtout d’ouvrir une filière en construction automobiles. Une sollicitation qui a rencontré l’oreille attentive de  l’ancien ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Dr. Hochschild Ulrich, pour qui une coopération avec le privé allemand pourrait permettre à Kini Isidore d’atteindre son but surtout s’il révolutionnait  l’enseignement universitaire au Burkina Faso en le dispensant  dans une ou plusieurs langues du pays.

A noter la présence dans ce samedi de Pentecôte du Dr. Ouédraogo Idrissa, écrivain venu de Dakar et du pasteur Bazié Étienne venu de Ouagadougou et représentant l’association allemand-burkinabè d’aide au développement. Côté allemand, les  responsables chargés des questions politiques liées à l’intégration des étrangers à Nuremberg, Yiyit Lemia et Katianda Robert,  ont tenu à être présents tout comme Straub Christoph, président de l’amicale germano-burkinabè basée en Allemagne.


Susciter l’adhésion du plus grand nombre à la Cause du Faso

 

 

Pour l’avenir, la journée du Faso en Allemagne voudrait élargir son cercle. Déjà, le  ReCABA, le Réseau de Concertation des Associations Burkinabè, a par la voix de sa secrétaire permanente,  Aminata Rashow Ouédraogo, attiré l’attention des organisateurs sur la nécessité d’impliquer toute la communauté . Dans cette perspective,  Hébié Souleymane, premier conseiller de l’ambassade du Burkina Faso en Allemagne,   a été clair: « si nous voulons que cette Journée du Burkina Faso en Allemagne, comme son nom l’indique, interpelle ou attire davantage de Burkinabè, nous devrions peut-être en revoir le cadre, le format, les modalités pratiques et le contenu . Je vous invite donc à initier et à approfondir la réflexion au niveau de vos Associations respectives et avec vos Délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur –CSBE- afin de dégager, par consensus, les modalités pratiques d’organisation des prochaines éditions du Burkina-Tag en Allemagne, de manière à ce que tous les Burkinabè vivant en Allemagne, dans un esprit d’engouement patriotique et d’adhésion fraternelle, s’approprient cette Journée pour en faire une référence réussie d’initiative de la diaspora africaine en Allemagne. Nous contribuerions ainsi à renforcer notre identité nationale et notre fraternité, et à donner un signal fort de la cohésion et de la crédibilité des Burkinabè dans ce pays. »

Prenant en considération ces suggestions, le porte-parole, Sawadogo Gustave,  affirme prévoir la création d’une association pour gérer la marque Burkina-Tag. Aussi, il souhaite inviter toute structure engagée pour la cause du Burkina à participer à l’organisation de la journée. Cette perspective pourrait selon lui se faire à travers un cahier de charges  pour permettre des candidatures et leur évaluation si elles désirent abriter et organiser cette journée.

« Pour ma part, je suis disposé à travailler avec vous à cet effet, sans réserve, ni discrimination, dans l’intérêt de tous et toutes et aussi dans l’intérêt de notre pays,» a soutenu Hébié Souleymane concernant cette réorganisation de la journée.

S’il s’est dit ravi de la journée, le premier conseillé de l’ambassade tout comme les invités ont dit avoir apprécié aussi bien les mets burkinabè comme le ganhoré, le dégué, les beignets, etc. vendus sur le site. Par ailleurs, les artistes musiciens burkinabè vivant en Allemand, Feenose et Jimas ont fait trémousser petits comme grands.