Kémi Séba, le  président de l’ONG Urgences panafricanistes, vient d’effectuer une tournée au Burkina Faso sur les terres de Thomas Sankara.  L’occasion de remobiliser les troupes autour du front anti-CFA. Dans une conférence publique, le leader panafricaniste a présenté la monnaie commune aux pays de l’UEMOA et de la CEMAC comme le «plus grand vestige du colonialisme ».

Le peuple burkinabè est fier, digne et plein d’espérance. On espère qu’avec le temps, il sera plus que jamais la cheville ouvrière de cette démarche de résistance. C’est en train, d’ailleurs, d’être le cas et on espère que cela va continuer”, a déclaré M. Seba, reçu notamment par le président de l’assemblée nationale du Burkina Faso. 

 

Pour l’activiste, auteur et chroniqueur, le franc CFA  handicape le continent car il «favorise plus les entités exogènes que les entités endogènes». Et de rappeler la faiblesse du commerce intra-africain, à savoir 15%. Le front anti CFA a fait la promesse d’un lendemain meilleur et surtout d’un lendemain sans CFA. L’ONG Urgences Panafricaniste a initié une série de manifestations depuis le 26 décembre 2016 pour mobiliser la jeunesse africaine autour du front anti-CFA. “A ce jour, nos espérances ont été dépassées. Plusieurs dizaines de milliers de gens et d’organisations de la société civile africaine se sont mobilisés et c’est ce qui a constitué le Front anti-CFA”.