Plus d’une vingtaine d’entreprises de l’Etat ont fait l’objet d’audit et d’investigation de la part de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC).

Dans ses conclusions, ASCE-LC révèle des malversations de plus de 31 milliards de franc CFA constatées sur la période post-insurrectionnelle au Burkina Faso, c’est-à-dire à partir de 2015.

Selon Luc Marius Ibriga, le contrôleur général d’État, parmi les entreprises auditées, figure en bonne place la présidence de la République qui n’a pas toujours été exemple de bonne gouvernance.

Ce n’est pas la première fois que l’ASCE-LC pointe les entités étatiques dans leur gestion des finances. Mais, la plupart des rapports produits jusque-là sont restés nul d’effet.

« Nous sommes au regret de constater qu’il y a des dossiers introduits depuis 2009 qui, jusqu’à ce jour, sont en cours d’instruction ».

Toutefois, le contrôleur général d’État et son équipe accueillent favorablement la création de pôles économico-financiers dont la tâche sera de réprimer les crimes économiques et financiers.

Seulement, proposent-ils, il faudrait allier à cela la suppression des procédures lourdes et peu efficaces. Mais également l’adoption d’une loi qui permettra de saisir les biens des personnes ou sociétés accusés de détournement de fonds.

 

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