sarkoLes actionnaires d’Accor étaient réunis le 5 mai 2017  à Paris  en assemblée générale. L’AG a suscité un fort intérêt de par la présence de Nicolas Sarkozy.  L’ancien président français  a fait une entrée triomphale dans le conseil d’administration du premier hôtelier européen.

La résolution a été approuvée à plus de 97% des voix. En dépit de son caractère de plébiscite, ce vote masque l’hostilité de certains petits actionnaires et du cabinet Proxinvest qui protestaient  contre l’accueil défavorable réservé par les dirigeants du groupe à leur proposition d’interdire les droits de vote double.  Selon Pierre-Henri Leroy, le fondateur du cabinet, le conseil d’administration “a trahi les actionnaires qui demandaient la fin des droits de vote doubles”. Or, ces derniers, qui “permettent de faire passer des résolutions qui ne passeraient pas sans eux”, correspondent d’après lui à “un trucage malheureux, un système bananier” favorisant le statu quo et freinant la modernisation des entreprises.

En tout cas, le fait d’être une “personnalité politiquement exposée” n’a pas tiédit l’enthousiasme de l’establishment du groupe.   L’ancien chef d’Etat français, 62 ans, mis en examen dans l’affaire Bygmalion, apportera son carnet d’adresses et son entregent à un groupe détenu par des actionnaires français et divers actionnaires étrangers dont le choinis Jin Jing et Qatar Investment Authority.
 

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