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Le divorce entre l’Etat du  Sénégal et Frank Timis est finalement effectif. En effet, Timis Corporation, appartenant à l’homme d’affaires australo-romain, a décidé de céder au britannique British Petroleum(BP), l’intégralité de ses participations minoritaires de 30 % dans les deux blocs gaziers au large du Sénégal, Saint-Louis Profond et Cayar Profond.

Mais ce choix de M. Timis est-il lié à son image pas glorieuse dans la presse sénégalaise et aux yeux de la société civile ? La réponse semble bien évidente au vu de l’opinion senegalaise à son égard mais également à l’encontre  de l’administrateur de Timis Corporation Sénégal, Aliou Sall, par ailleurs frère du Président de la République. D’ailleurs, M.Sall a été contraint de quitter ce poste  « pour mettre à l’aise le président de la République ». Invoquant la « campagne de diabolisation » dont il fait l’objet. Cependant, le maire Aliou Sall, continue d’occuper  le développement de Timis Corporation en Afrique.

Mécontent du traitement que lui a infligé la société civile, M. Timis avait porté plainte à Dakar en octobre 2016 contre onze personnes, dont des opposants et des journalistes, pour « diffamation », dans  cette  affaire liée à la découverte d’hydrocarbures.

Pour apporter une réplique à l’affairiste, l’opposition qui veut une meilleure gestion des hydrocarbures, bien que la production des gisements découverts dans le pays, essentiellement de gaz naturel, ne soit pas attendue avant 2021, ne s’est pas privée  le droit d’annoncer  une plainte  au niveau des institutions internationales.

Avec la cession des parts de Frank Timis à BP, la tension devrait normalement baisser entre les deux parties, en attendant l’activité du groupe britannique qui devient désormais  l’actionnaire majoritaire dans l’exploitation gazière des deux blocs de Saint-Louis Profond et  Kayar Profond.

Selon BP, l’acquisition est soumise à l’approbation des gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal, et entre en droite ligne avec la signature d’un protocole d’accord signé avec Kosmos Energy.

Ainsi, BP détient 60% des parts de ces deux blocs, Kosmos Energy arrive en seconde position avec  30% et enfin Petrosen (l’Etat) qui possède  10%.

 

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