Par Ablaye Modou Ndiaye et Amadjiguene Ndoye 

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Organisée par l’APBEFS (Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Sénégal), la 2e édition de « jours de banque » qui a baissé ses rideaux jeudi 20 avril, a permis à des experts de faire le point sur les opportunités et les défis de la finance islamique.

Exposant sur le sous thème: «quelle place pour la finance islamique dans le système bancaire », Abdoul Karim Diaw, consultant en finance islamique, y voit  une alternative à la finance conventionnelle. Pour un pays comme le Sénégal, les besoins de financement en infrastructure sont estimés à 4000 milliards de FCFA. Du coup, la finance halal se présente comme une opportunité pour l’État, les régulateurs, les consommateurs, les partenaires techniques entre autres.

Selon le paneliste, 211 milliards de dollars sont disponibles dans le monde pour financer des sukuks émis. Ce qui représente un énorme potentiel dans les États en développement où les besoins d’investissements en infrastructures sont réels.  

« Le sukuk permet de lever des fonds plus avantageux pour l’État parce que moins cher que l’eurobond », a laissé entendre Khadim Mbacké, paneliste, qui a aussi présenté à l’assistance un exposé sur la contribution de la finance islamique dans la banque de demain.

Le Sénégal est un hub de la finance islamique vu le pourcentage musulman de sa population (95%). Donc, « le volume de la finance islamique (5%) qu’engrange le pays est  trop petit par rapport à ce potentiel », a-t-il  commenté.

Toutefois, les intervenants ont mis à nu les défis que doivent relever la finance islamique pour être au diapason de la banque de demain. Citant le cadre réglementaire, les experts sont unanimes quant à l’adaptation de la réglementation à la finance islamique. « Je pense qu’il faut une réglementation spécifique à la finance islamique et le travail doit être confié à l’expertise locale », conseille M. Mbacké.

Il y’a également la formation qui n’est pas encore à la hauteur. Enfin, la communication doit être de mise pour lever les idées fausses portées sur la finance islamique.

 

Reste à faire en sorte que les services de la finance islamique ne soient  pas plus chers que les services classiques. 

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