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Le nouveau premier ministre marocain, Said Othmani, hérite d’une situation macroéconomique relativement maîtrisée.

Le 7 avril 2017, S&P Global Ratings a confirmé ses notes « BBB-/A-3 » attribuées à la dette à long et court terme en devises et en monnaie locale du Royaume du Maroc. La perspective est stable. L’agence de notation justifie sa décision en ces termes: “Les notes du Maroc sont soutenues par la stabilité politique et sociale du pays, ses perspectives de croissance et son endettement public modéré. Elles restent contraintes par un PIB par habitant inférieur à celui de pays assortis de notes comparables, d’importants besoins sociaux, un passif net extérieur relativement élevé et la dégradation des niveaux de la dette extérieure et fiscale au cours de ces dernières années.”

Attentif à un processus démocratique consolidé par la tenue des dernières élections parlementaires et la désignation d’un nouveau premier ministre, l’agence s’attarde sur les critères macro-économiques. “Nous tablons sur une accélération de la croissance réelle globale à 3,5% en 2017.  Toutefois, nous nous attendons à ce que la croissance du pays reste vulnérable à la volatilité au sein du secteur agricole et aux fluctuations de la demande extérieure en provenance d’Europe.”

La nouvelle coalition gouvernementale devrait continuer d’appliquer le programme de consolidation budgétaire, susceptible de contribuer à réduire les déficits budgétaires et à stabiliser les ratios dette/PIB.  La perspective stable reflète l’anticipation selon laquelle la consolidation budgétaire va se poursuivre au cours des prochaines années, contribuant à stabiliser l’endettement, tandis que la croissance économique et l’emploi devraient rester en deçà de leur niveau potentiel en raison d’imperfections structurelles intérieures.

 

 

 

 

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