badea-0008La demande d’adhésion du Maroc au sein de la CEDEAO est favorablement accueillie par le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Koné. « Si le Maroc est admis au sein de la CEDEAO, cela ne pourra que donner un poids économique plus important à la zone » a affirmé Adama Koné qui animait un panel, ce 6 avril dernier, dans le cadre de la Conférence sur le « Risque pays Côte d’Ivoire » organisée par l’agence de notation financière Bloomfield Investment.

Il est vrai que le Maroc, puissance émergente en Afrique, pourrait renforcer l’aura d’une zone résolument engagée dans un processus d’intégration. Si cette adhésion devait être actée par les chefs d’Etat, c’est le commerce intra régional qui va s’en trouver bonifié. Mais la grande attente pour nombre d’analystes réside dans l’attrait que pourrait représenter la zone pour les investisseurs marocains qui jouiront alors d’une base-arrière pour étendre leurs affaires. Deux perspectives qui vont certainement contribuer à renforcer la dynamique économique d’une région qui compte 330 millions de consommateurs et qui pourrait en accueillir près de 35 millions supplémentaires avec cette adhesion. Adhésion «dont le volet politique est en discussion » 
« Ouverture, mais ouverture contrôlée » 
Répondant à une question relative à l’exposition croissante de l’économie du pays au Maroc, le ministre ivoirien s’est voulu rassurant, soutenant que « la Côte d’ivoire reste un pays ouvert au Maroc, mais également aux autres pays ». « La Côte d’Ivoire a besoin de capitaux qu’elle ne peut mobiliser à partir de ses ressources internes », et de ce fait, accueille favorablement des investissements d’où qu’elles viennent même s’il s’agit d’une « ouverture contrôlée », a affirmé Adama Koné.
Aussi, a-t-il cité le cas de la Baie de Cocody, une baie autrefois à l’abandon qui sera mis en valeur grâce à des capitaux marocains et qui est appelée à devenir la future carte postale d’Abidjan. « Le pus important c’est que cette ouverture puisse profiter à notre pays, apporter des investissements pour financer notre économie » a-t-il souligné.

Jean-Mermoz Konandi

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