Conakry a abrité du 4 au 5 avril 2017, la 5 ème Session du Conseil des ministres de l’Association des Pays Africains producteurs de Diamants (ADPA), une organisation qui regroupe en son sein 19 pays membres producteurs de diamants et qui a pour but l’intégration économique et la coopération pour la mise en œuvre des stratégies et politiques de développement du secteur diamantifère.

 

Cette cinquième session a été marquée par l’admission solennelle de la République du Cameroun au sein de l’ADPA et la désignation de la Guinée à travers son ministre des Mines Abdoulaye Magassouba, comme nouveau Président du conseil des ministres de l’Association des Pays Africains producteurs de Diamants.
Le menu des échanges de cette cinquième session du conseil des ministres de l’ADPA était essentiellement axé sur la présentation et la discussion sur le rapport des experts, l’admission solennelle de la République du Cameroun au sein de l’ADPA, l’amélioration de la gestion du secteur diamantifère pour une plus grande contribution au PIB des pays africains producteurs de diamants entre autres.
M. Mamady Youla, le Premier ministre guinéen, qui a présidé la réunion du conseil, a rappelé « la nécessité de trouver des solutions concrètes et harmonisées pour la gestion éfficace de tous les segments de la filière du diamant. l’ADPA a besoin du soutien de tous les États membres pour la mutation pérenne de diamants de conflits en diamants de développement, gage d’un développement durable pour l’Afrique » faisant allusion à la souscription des pays membres de l’ADPA au processus de Kimberly.
Le ministre des Terres et des ressources naturelles de la République de Ghana, président sortant du conseil, croit en la capacité du Guinéen Magassouba à mener les directives qui découlent de la cinquième session pour l’atteinte des objectifs de l’ADPA « durant les cinq dernières années, notre travail a été de se rassurer que les pays qui ont été sanctionnés puissent réintégrer l’association. Nous savons que le processus de kimberley est très compliqué, mais avec son caractère, je suis sûr qu’il parviendra à mener cette initiative à bon port et tout ça va permettre à d’autres pays d’intégrer l’association » a rassuré M. John Peter Amewu.
Le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, nouvellement élu à la tête du conseil des ministres de l’ADPA, a rassuré de son engagement à mettre en œuvre les principaux objectifs stratégiques de l’association pour l’année 2018 dont : la promotion de l’élaboration de politiques dans le secteur diamantifère des pays membres ; la promotion des industries de coupe et de polissage ; la promotion des exigences minimales du processus de Kimberley.
Selon les statistiques publiées par le Kimberley Process (KP) ou processus de Kimberley, 21 pays ont contribué à la production mondiale de diamants en 2015 dont 14 sont membres de l’ADPA : l’Afrique du Sud ( 7.218 ct), l’Angola (9.016 ct), le Cameroun ( 0.002 ct), la RDC (16.016 ct), le Congo Brazzaville(0.040 ct), la Côte d’Ivoire ( 0.015 ct), le Ghana (0.174 ct), la Guinée (0.167 ct), le Libéria (0.069 ct), la Namibie ( 2.053 ct), la Sierra Leone ( 0.500 ct), la Tanzanie (0.217 ct) et le Zimbabwe (3.491 ct).
Les données de ce rapport indiquent que quatre pays de l’ADPA figurent parmi les cinq pays au niveau mondial où les diamants les plus chers ont été extraits. Ce sont : la Namibie (591.08 dollars/ct), le Libéria (458.76 dollars/ct), la Sierra Léone (308.51 dollars/ct), la Tanzanie (270.95 dollars/ct) et le Lesotho (931,39 dollars/ct).
Enfin deux pays de pays membres de l’Association des Pays Africains producteurs de Diamants sont membres du club très fermé des pays producteurs de brut d’une valeur de plus de 1 milliard de dollars et pratiquant la valorisation du diamant.