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Les compagnies d’assurances doivent accompagner l’Etat dans la lutte contre les problèmes du crime organisé, notamment le blanchiment et le financement du terrorisme. C’est en substance le message délivré ce jeudi à Lomé à leurs responsables par le ministère de l’économie et des finances.

En effet, « le Togo se situe dans une zone géographique où prospèrent des activités criminelles générant d’énormes profits », a déclaré Kossi Tofio, le directeur de cabinet du ministre de tutelle, à l’occasion d’une réunion d’information consacrée aux sujets relevant de la criminalité financière.
Et de poursuivre : « (…) Elles [les organisations terroristes] financent leurs activités grâce au soutien de plus en plus important des organisations terroristes internationales ou à travers des levées de fonds dans la région. L’argent du crime et celui destiné au financement du terrorisme s’entremêlent et sont drainés à travers les circuits formels des institutions financières incluant les compagnies d’assurance », a-t-il conclu.

Petit marché d’un million et demi d’habitants, Lomé concentre à elle seule 12 compagnies d’assurances et 14 marques bancaires que certains observateurs accusent de « blanchiment ». Toutefois,  les autorités ne ménagent aucun effort pour lutter contre le trafic. On note, en exemple,  la mise en place d’un Comité interministériel de suivi des activités de lutte contre le blanchiment.