unnamed-1De décembre 2016  à février 2017, les marchés émergents ont reçu un flux de 29 milliards de dollars en dettes et 14 milliards en capitaux selon un rapport Standard and Poor’s publié le 21 mars et intitulé  “EMEA Emerging Economies: diverging trends in volatile external conditions (à lire intégralement dans Financial Afrik English). Le trend des flux de capitaux vers ces pays émergents sera incertain et volatile pour 2017, selon les auteurs du rapport. 

Attentifs aux décisions de la FED et de la BCE, les investisseurs étrangers ont tendance à augmenter  la fréquence de leur réévaluation de  l’attractivité de ces marchés. Cette instabilité se ressent sur les flux entrants et sortants de capitaux, le rendement des obligations et les monnaies des pays en question. En fait, “les actifs des émergents ont plongé après les élections américaines”, précise Tatiana Lysenko, analyse senior de S&P. Le marché a très vite intégré le programme de Donald Trump consistant en de fortes réductions fiscales et à une relance de l’investissement dans les infrastructures. La nouvelle donne américaine rend les investissements dans les émergents beaucoup moins attractifs qu’ils ne l’étaient il y a une année.

 

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Du coup, le  facteur de différenciation entre ces pays émergents sera interne, dépendant des politiques mises en places et des projections de croissance. Il faut dire que beaucoup de pays émergents resteront sur des croissances inférieures à 3%. Ainsi, la Russie devrait caler sur un taux de 1,7% en 2017 et 1,8% en 2018 pendant que la Turquie, malmenée sur le dernier trimestre 2016, devrait faire beaucoup moins que sa  croissance moyenne de 5,6% enregistrée sur les deux dernières  années. La courbe du PIB de ce pays en proie à une stabilité chronique depuis le coup d’Etat manqué de l’automne dernier,  devrait se stabiliser à 2,4% en 2016 et 2,7% en 2017.  Quant à l’Afrique du Sud, dopée par la remontée de la monnaie locale, le rand,  en gain de 20% sur le dollars par rapport à l’année dernière, elle est attendue sur une croissance économique de 1,4% en 2017 et 1,8% en 2018.


Albert Savana

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