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Pour l’agence de notation Fitch, les programmes de financement du Fonds monétaire international (FMI) pourraient atténuer le manque à gagner dû à la baisse du pétrole dans la zone de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac). L’agence cite nommément le Cameroun (B/Stable), la République du Congo (CCC) et le Gabon (B +/Négative).

Dans une note publiée mercredi 15 mars, Fitch affirme que l’étendue des retombées des programmes du FMI dépendrait de la capacité de mise en œuvre des autorités desdits pays. Bien plus, le financement qu’apporterait le Fonds monétaire réduirait les risques d’écarts de financement externe et aiderait à reconstituer des réserves de devise étrangère.

Dans la même veine, Fitch ajoute que l’aide technique de l’institution internationale pourrait renforcer la capacité institutionnelle de ces Etats pour promulguer des réformes.

«  L’impact des programmes pour reconstruire les amortisseurs des chocs externes dépendrait en partie de la manière avec laquelle les pays membres de la Cemac, y compris la Guinée équatoriale (non évaluée par Fitch), réussiraient à adresser leurs déséquilibres macro-économiques pour renverser la chute collective dans réserves logées à la banque centrale régionale ».

D’après les projections de l’agence financière, les prévisions fiscales montrent que le déficit de trésorerie budgétaire du Gabon pourrait atteindre une moyenne moins de 3 % du PIB (produit intérieur brut) en 2017 et 2018, moins que le taux de 4,4 % en 2016. Le déficit du Cameroun, lui, va légèrement diminuer à une moyenne 5,1 % au cours de la même période contre 5,4 % en 2016.

Le Congo aura un déficit d’une moyenne de 1,8 % en 2017 contre 9,1 % l’année précédente. Mais, note Fitch, si les programmes du FMI sont finalement adoptés, la mise en œuvre pourrait toujours être sapée par des faiblesses administratives et des contraintes sociales et politiques.