trans-saharienne

La route transsaharienne Alger-Lagos sera opérationnelle en 2018. C’est du moins ce qu’affirme le ministre algérien des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, dimanche 12 mars sur le plateau de la télévision nationale algérienne.

Pour l’autorité algérienne, la route transsaharienne est importante et stratégique car elle favorise le partenariat entre les africains. “La liaison routière Alger-Lagos, longue de 4600 km, sera achevée cette année avec la réception de 220 km en cours de réalisation dans le territoire du Niger. Elle sera raccordée à une autre route menant vers le Tchad. Le raccordement sera effectué à 34 km des frontières nigériennes, permettant ainsi l’ouverture de la route vers le centre de l’Afrique », a-t-il ajouté.

Cet axe transsaharien est financé par les pays concernés (Algérie, Tunisie, Niger, Mali, Tchad et Nigéria) et par la Banque africaine de développement (BAD). L’Algérie est le premier contributeur financier de ce projet auquel il a consacré une enveloppe financière de 3 milliards de dollars. La BAD y a investi 120 millions de dollars dont 41,3 millions pour le tronçon tchadien, et 36,23 millions pour la partie nigérienne.

Pour rappel, ce projet routier est né dans les années 1960 à l’initiative de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) afin de désenclaver les zones déshéritées et de promouvoir les échanges entre le nord et le sud du Sahara.