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Le Centre Africain de Développement Minier (CADM) a organisé, en collaboration avec la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et le Gouvernement de la Guinée Equatoriale, une session de formation sur le renforcement des capacités dans la négociation des contrats et des effets structurants du secteur extractif sur l’économie, du 15 au 18 février 2017 à Malabo. 

En effet, forte de son expérience dans les hydrocarbures (quatrième producteur pétrolier en Afrique), la Guinée Equatoriale dispose d’un potentiel minier significatif qu’elle souhaite exploiter selon les principes préconisées par la Vision Minière Africaine. Il s’agissait d’apporter aux parties prenantes locales l’expertise nécessaire au développement d’un secteur extractif solide et de sensibiliser les autorités politiques compétentes,  ainsi que les techniciens équatoguinéens, sur les techniques de négociation des contrats spécifiques à ce secteur, les stratégies de contrôle de mise en œuvre desdits contrats, et sur les opportunités qu’offre la multiplication des liens entre le secteur extractif et le reste de l’économie.

Près de 120 techniciens du Ministère des Mines et des Hydrocarbures ont ainsi été formés, durant cette session, sur des thèmes tels que l’approche de la Vision minière africaine sur la question de la négociation des contrats et du renforcement des liens, les moyens dont dispose l’Etat pour encourager l’insertion des entrepreneurs locaux tout au long de la chaine de valeur, l’impact de l’information géologique sur la négociation des contrats, les mécanismes de renforcement du contenu local dans le secteur extractif, les coûts liés aux activités de production, la question du développement des infrastructures connexes aux projets miniers et le Fonds Pétrolier APPA.

La coordinatrice du projet, Claudine Sigam, a tenu à affirmer son optimisme quant à l’impact de la session de formation de Malabo : « J’ai bon espoir que tous les enseignements reçus au cours de cette session de formation serviront à soutenir les efforts entrepris par la Guinée équatoriale afin de diversifier son économie.».

Au terme de la formation, les participants sont convenus de la nécessité de multiplier de tels programmes de renforcement des capacités tout en soulignant leur volonté de participer davantage à des forums de discussions internationaux sur la gouvernance du secteur extractif. Ceci, dans le but de s’informer des bonnes et mauvaises pratiques, d’améliorer la gestion du secteur extractif et de stimuler le développement inclusif et la transformation structurelle de l’économie de la Guinée Equatoriale.

 

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