maria-nadoluPar Maria Nadolu, Bucarest.

 

Depuis 1909, le 8 mars célèbre nos mères, nos sœurs, nos amies, nos amantes, nos professeurs, nos docteurs, nos chercheurs, nos artistes, nos ouvrières, nos femmes. Cette journée que le consumérisme ambiant tente de récupérer  est l’héritage de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents, pour de meilleures conditions de vie, de travail et le droit de vote ; et depuis 1977, la journée de la femme est  reconnue officiellement par l’ONU. Aujourd’hui, alors que la politique genre est entrée dans l’ADN des institutions internationales, alors que le “deuxième sexe” selon Simon de Beauvoir doit s’extirper de son destin de matériau pour la publicité,  l’on sait, de par le monde, que la problématique de la femme, complexe et multiforme, demeure entière.

Mais peut-être, devrions-nous  changer de perspective . Selon Marguerite Yourcenar, écrivain, et première femme à siéger à l’Académie française, quand on pense à une femme on doit penser premièrement à un être humain. «Quand on nous assure que les hommes ne comprennent pas les femmes, et les femmes ne comprennent pas les hommes, je ne voie aucun raison que ça soit vrai, étant donnée qu’ils sont des êtres humains ». disait-elle.

Certaines attitudes religieuses, sociales, culturelles  ou autres ont éloigné l’humanité du point d’équilibre où les deux sexes pouvaient fraterniser et se comprendre sans les étiquettes, les routines ou les formules d’aujourd’hui. L’alternative ? Se reconnecter à l’humanité intégrale et admettre  que les points communs sont plus importants que les différences exaltées par les humanités sociales. Et peut-être, célébrer tous les jours, en se respectant, en offrant l’espace et le temps de s’accomplir individuellement et échanger, tout en contribuant à un développement harmonieux de soi-même, de nos familles, de nos entreprises, de nos sociétés.

 

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