Cette photographie offre une vue d’ensemble de la foule qui assiste au premier jour, le 26 octobre 2012, du festival Hope for a New Nation, au John Garang Memorial Park, à Juba. C’est dans ce cadre spectaculaire que s’inscrit l’offre de rupture évangélique proposée par Franklin Graham, devant près de 100 000 personnes.Photo de Sébastien Fath, Juba, Soudan du Sud, 26 octobre 2012.

Festival Hope for a New Nation, au John Garang Memorial Park, à Juba. Photo de Sébastien Fath, Juba, Soudan du Sud, 26 octobre 2012.

 

L’ Afrique continue de susciter l’intérêt des fonds de capital d’investissement. L’année 2016 reconduit une tendance positive même si on est loin du record de 2014 qui avait  valorisé les deals conclus  à 8 milliards de dollars. Après une légère atonie en 2015 ( un total de 2,5 milliards de dollars investis) , la tendance haussière est bien repartie avec un intérêt plus marqué pour l’Afrique subsaharienne en attendant l’amélioration de la stabilité politique en Afrique du Nord.

Sur 2016, les fonds ont investi 3,8 milliards de dollars à travers 145 deals conclu dans divers secteurs dont celui de l’énergie. En amont, les structures de capital investissement ont levé 2,3 milliards de dollars sur l’année contre 4,3 milliards de dollars en 2015. Les régions concernées au premier chef ont été l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Est et le continent pris dans sa globalité. En 2016, les  plus gros deals ont été signés par Capital Alliance Private Equity IV et Actis Africa Real Estate Fund III, qui ont mobilisé respectivement 570 et 500 millions de dollars.

Ces tendances positives confirment l’intérêt des fonds pour un continent présenté comme la dernière frontière de l’investissement.  Environ 919 deals ont été conclus entre 2011 et 2016 à travers le capital privé selon l’association africaine du capital investissement (AVCA).

Dans l’ensemble, les fonds injectés dans les opérations de capital investissement sur le continent ont atteint 22,7 milliards de dollars de dollars sur ces cinq dernières années. Sur la période, les fonds de capital investissement engagés sur l’Afrique ont levé 16,5 milliards de dollars à travers le monde.

A l’avenir, l’intérêt des fonds sera accentué sur les secteurs impactés durablement par l’urbanisation et l’augmentation des classes moyennes. Aux yeux de certains acteurs, l’absence d’un cadre juridique clair dans certaines régions comme l’UEMOA et d’un régime fiscal approprié n’est pas pour augmenter l’appétit des fonds pour la partie francophone du continent.


Adama Wade