zezeL’agence Bloomfield organise un Forum sur le risque -pays Côte d’Ivoire le jeudi 6 avril 2016 en partenariat principal avec Financial Afrik. Stanislas Zeze, PDG de Bloomfield, explique les enjeux de ce grand rendez-vous semestriel. “Il est très important et fondamentale que ce soient les africains qui parlent désormais et plus souvent de l’Afrique de façon holistique dans sa grandeur et ses faiblesses“, souligné M.Zeze. Entretien.


 Pouvez-vous nous expliquer le sens de cette conférence et son contenu ?


 

Stanislas ZEZE : En fait, cette édition ivoirienne  sera la première d’une série de conférences semestrielles, “Risque Pays Bloomfield”. L’événement vient en réponse au peu de visibilité à moyen et long terme dans la majorité des pays africains sur l’environnement économique, politique et social. Le risque -pays induit une  évaluation globale de tous les paramètres quantitatifs et qualitatifs qui, évidemment, pourraient avoir un impact sur la décision d’investir ou de s’installer dans un pays. Nous allons commencer par la Côte d’Ivoire parce que nous y sommes basés, mais l’idée serait que chaque six mois nous organisions une conférence dans un pays africain donné. 


Comment la Conférence va-t-elle se dérouler sur le plan pratique ?


 

Ce sera sous forme de conférence débat en réalité.Nous allons éditer le rapport risque-pays Côte d’Ivoire que nous présenterons en début  de matinée pendant environ une heure. La présentation sera suivie de quatre panels de débats qui aborderont différents aspects du risque-pays. L’initiative vient à point nommé pour la Côte d’Ivoire. Les investisseurs, attentifs à l’actualité politique et sociale ont besoin de disposer d’une vue globale des fondamentaux du pays et de la capacité de l’Etat à gérer les différentes crises. La Conférence mettra à l’appréciation du public des éléments concrets et détaillés sur le risque-pays Côte d’Ivoire. Cette Conférence mettra en relief les forces et les faiblesses de la première économie de l’UEMOA et évoquera la stratégie du gouvernement pour le développement de ce pays a moyen et long terme.

 

 


 Quelles  sont les catégories de décideurs et d’acteurs économiques attendus à ce Forum ?


 

A ce forum, il y’aura toute la communauté d’affaires. Des membres de l’administration et du  gouvernement ivoirien aux banquiers, assureurs, ONG, ambassadeurs, leaders de la société civile, universitaires, fonds d’investissements, fonds de pension et, certainement,  étudiants. Le risque pays est l’affaire de tous. Il est important pour chacun de comprendre et connaitre les différents paramètres qui sont pris en considération pour l’évaluation d’un pays. Il s’agira de proposer également un débat franc et ouvert où tout le monde a son mot à dire.

 


Quels sont vos  partenaires pour  cet événement ?


Pour cet événement- nous avons notre principal partenaire média qui est Financial Afrik, qui intervient en tant que force et vecteur d’information privilégié du monde africain des affaires. Nous avons, en outre,   la Compagnie Ivoirienne d’Electricité, le port autonome d’Abidjan, Blueprint, Reflet Consulting, et le fonds GARI.

 

 


Quelles estimations faites-vous du nombre de participants ?


 

 

Nous attendons un peu plus de 200 personnes. Vu la pertinence de cette conférence débat et son importance, nous pensons afficher complet. Il est très important et fondamental que ce soient les africains qui parlent désormais et plus souvent de l’Afrique de façon holistique dans sa grandeur et ses faiblesses. Il me semble que reconnaître nos faiblesses nous permettra de mieux appréhender les solutions nécessaires pour la résolution de nos problèmes.


Ainsi, tous les six mois, cette conférence se répétera dans un autre pays ?


 

 

Effectivement, la Conférence semestrielle sera toujours accompagnée d’un rapport de Risque Pays produit  par Bloomfield. Le prochain pays sera très certainement le Sénégal et ensuite le Ghana. Nous voulons alterner entre francophones et  anglophones. Nous avons choisi le délai de 6 mois pour pouvoir couvrir tous les pays de la CEDEAO dans un temps raisonnable.

 


   Est-ce à dire que Bloomfield va dorénavant intégrer les notations souveraines dans sa palette de servies ?


 

S. Z : Absolument, Nous avons déjà commencé la notation pays avec  la Côte d’Ivoire. Il y a  plusieurs pays qui ont manifesté un intérêt à se faire noter.Nous travaillons en ce moment sur la finalisation de ces dossiers afin de commencer certainement au second semestre de nouvelles notation pays.Bloomfield fait regalement dans l’intelligence économique et Financière. Nous avons un département tout entier avec des économistes spécialisés dans l’intelligence économique et financière (Bloomfield Intelligence). Nous voulons nous positionner très rapidement sur le continent comme la première entité pourvoyeuse d’information économique et financière. Nous le sommes déjà dans l’UEMOA. Notre intention est de palier au deficit important d’information disponible, fiable et à jour sur le continent. A moyen terme, Bloomfield envisage de créer la Bloomfield TV en partenariat avec Financial Afrik. Il s’agit d’ un programme d’informations économiques et financières en continu. Nous mettrons l’accent sur les débats d’idées, les interventions d’expert, d’analystes, d’économistes, de politiciens, d’acteurs des marchés financiers et boursiers, les  régulateurs et les SGI.

 


Conditions de participation à ce Forum

 

La  participation est de 500.000 (environ 800 euro) pour ceux qui ne sont pas invités  par Bloomfield. Il faut contacter Bloomfield Investment au +225 20215747 ou info@bloomfield-investment.comEntretien avec Stanislas ZEZE

 

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