A man walks past the Standard & Poor's building in New York's financial district February 5, 2013. The U.S. government is seeking more than $5 billion in a lawsuit against rating agency Standard & Poor's over mortgage bond ratings, U.S. Attorney General Eric Holder said on Tuesday. The civil suit against S&P and its parent McGraw-Hill Cos Inc is the first federal enforcement action against a credit rating agency over alleged illegal behavior related to the 2007-2009 U.S. financial crisis. REUTERS/Brendan McDermid (UNITED STATES - Tags: BUSINESS CRIME LAW POLITICS) - RTR3DE5O

Les banques de l’Afrique du Nord et du Levant (pays bordant la côte orientale de la mer Méditerranée) ont globalement affiché un profil de crédit stable en 2016, malgré les problèmes économiques et les incertitudes politiques dans la région.  

Cependant, selon S&P Global Ratings, les obstacles continuent en 2017 pour ces banques. La situation économique et politique des pays d’Afrique du Nord et du Levant pèse sur la solvabilité de leurs banques, indique le rapport de S&P, publié jeudi 16 février.

Dans son document, l’agence de notation a identifié plusieurs voies de transmission des risques souverains vers les banques. Il s’agit d’abord de la dette souveraine. D’après l’agence, les banques domestiques supportent une large part des besoins de financement des Etats et sont, de facto, fortement exposées à la dette souveraine relativement à leurs niveaux de fonds propres. Dès lors, le risque de crédit des banques est lié à celui des Etats, ainsi que l’ont souligné certains changement de perspectives en 2016 (à la hausse comme à la baisse).

Ensuite, il y’a le taux de change. La décision de la Banque Centrale d’Égypte de libéraliser son taux de change met en lumière les risques de change pesant sur certaines banques dont le bilan est largement composé de devises étrangères. Elle met également en exergue la diversité des politiques de gestion de ce risque d’un pays à l’autre dans la région.‎

Et enfin, l’agence S&P identifie la concentration sectorielle et créances douteuses comme voie de risque vers les banques de cette région qui affichent une ‎forte concentration par émetteurs et secteurs clés, tels que l’immobilier et la construction. A cette concentration sectorielle, vient s’ajouter des disparités nationales dans la reconnaissance comptable des créances douteuses, qui pèse sur l’appréciation de la qualité des actifs détenus par ces banques.