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Mohamed Ait Ben Ali.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt national et international émis par le Maroc depuis août 2014, Mohamed Aït Ben Ali a été interpellé par les autorités gabonaises. Le directeur général de Satram-EGCA, société  fondée par feu Ahmed Alj (mort en 2010) et feu Lahcen Jakhouch (mort en 2015), a été écroué sans explications officielles, ce qui laisse libre cours à divers commentaires. La société qui avait fait déménager son siège de Port Gentil à Libreville alimente de nouveau les chroniques.

 

Ancien directeur financier du groupe, Mohamed Aït Ben Ali se retrouve aux arrêts dans le cadre d’une enquête judiciaire aux motifs non précisés. Les familles des deux fondateurs précisent n’avoir décelé aucun abus de biens sociaux ni initié aucune action à l’encontre de l’originaire de Ouarzazate.

 

Dans ses heures de gloire, Satram avait racheté la société publique marocaine de drgage, Drapor, en 2007, pour un prix de 33 millions d’euros, à la faveur d’un processus de privatisation. Depuis, Drapor charrie une actualité riche en faits divers et abus de biens sociaux. La justice marocaine s’est intéressée à la société publique privatisée.

 

 

Les choses s’accélèrent à partir de 2012 quand Lahcen Jakhouch attaque au pénal son fils, Tarik Jakhouch, son épouse, et divers collaborateurs pour abus de biens sociaux. Les procédures judiciaires engagées à Casablanca durent jusqu’en 2014 et voient la condamnation de la plupart des 11 personnes poursuivies dans l’affaire.

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A noter que la holding Satramarine qui regroupe les entités du groupe dirigé par Mustapha Aziz, qui se présente comme «légataire universel » de feu Lahcen Jakhouch, son compagnon de 25 ans, mort subitement en juin 2015, s’est réjoui de l’arrestation opérée au Gabon : «la société apprend avec soulagement l’arrestation de Mohamed Aït Ben Ali et de ses coaccusés… Cette arrestation permettra d’évaluer plus précisément l’étendue des détournements faramineux qui dépasseraient 600 millions de DH au Maroc et 150 millions d’euros au Gabon », précise le communiqué signé par Mustapha Aziz.

 

 

. En bras de fer judiciaire avec les héritiers de Jakhouch qui l’accusent d’avoir fourni un faux testament, le Dr Aziz, par ailleurs président du Centre International des Affaires Stratégiques (ICSA) , aurait-il à voir avec cette interpellation ?

 

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