Par Mamadou Aliou Diallo

penurie

Depuis maintenant plus de 72 heures, la Guinée est confrontée à une crise persistante de carburant. Les stations d’essence de la capitale Conakry et de province sont prises d’assaut par les automobilistes venus se ravitailler. Le prix du litre se négocie entre 15 000 et 25 000 francs guinéens sur le marché noir au lieu de 8000 francs, le prix standard.

Raison officielle invoquée par l’Office nationale des pétroles (ONAP) à cette crise, un retard accusé par le bateau de ravitaillement, dû «  aux aléas causés par la vague de froid en Europe ». Si l’ONAP rassure que tout rentrera dans l’ordre dans les 24 heures. Cette pénurie a considérablement ralenti les activités depuis trois à quatre jours.

Le directeur de l’ONAP s’explique ” deux réalités sont à la base, le 22, on a été informé par le fournisseur qu’il va rater la fourchette prévue pour la livraison, donc il connaîtra un retard de deux jours, il faut rappeler que l’arrivée du bateau était planifiée dans la fourchette du 27 au 31 janvier. Quand nous avons été informés de cette réalité, qu’il a qualifié de cas de force majeure, causé, selon notre partenaire Sahara, par  la vague de froid en Europe ces derniers temps, nous étions obligés de prendre des dispositions pour rationaliser le stock. Nous avons été obligés de normaliser le débit de sortie, parce que dans une situation comme celle-là, mieux vaut opter pour la pénurie que pour la rupture. Nous avons donc diminué le débit. Entre-temps une panne s’est produite au niveau des installations qui a perduré, ce qui a interrompu le travail de ravitaillement et impacté également sur celle des stations-services de distribution” a réagi M. Coulibaly.

Il annonce que le bateau est arrivé ce jeudi à 7 heures. « Nous allons donc prendre des dispositions pour remédier au plus vite à cette situation dans les 24 heures pour ravitailler les stations-services de Conakry et d’ici à la fin de la semaine en province » a t-il promis.

En attendant, le prix du litre d’essence se vend par endroit à prix d’or et la capitale guinéenne tourne considérablement au ralenti.